Parcoursup : plusieurs organisations proposent une aide juridique pour les recalés, afin de créer "un contentieux de masse"

La présidente de l'Unef, Lilâ Le Bas, dénonce le manque de transparence de la plateforme Parcoursup. 

Lilâ Le Bas, la présidente de l\'Unef, dans le studio de franceinfo.
Lilâ Le Bas, la présidente de l'Unef, dans le studio de franceinfo. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Plusieurs organisations, dont le syndicat étudiant Unef, le syndicat lycée UNL et la fédération de parents d'élèves FCPE, proposent une aide juridique aux candidats refusés sur la plateforme d'orientation post-bac Parcoursup, afin de créer un "contentieux de masse". La présidente de l'Unef, Lilâ Le Bas, a expliqué, samedi 8 août sur franceinfo, que cette aide était surtout un "outil pour dénoncer le fonctionnement" de cette plateforme.

"Parcoursup, depuis le début, nous promet plus de transparence, promet que le bachelier aura le dernier mot, que personne ne recevra de 'non' dans cette procédure. Tout ça, ça s'est révélé être faux au fur et à mesure", a dénoncé Lilâ Le Bas.

Manque de places à l'université

"On demande des éléments concrets, et comme on n'en a pas de la part des ministères ni de la part des universités, on utilise tous les outils à notre disposition, et notamment les procédures juridiques", a expliqué Lilâ Le Bas.

La présidente de l'Unef a également demandé des explications sur le fonctionnement des algorithmes qui ont permis aux universités de trier les différentes candidatures sur Parcoursup.

"Au vu des jeunes qui restent sur le carreau alors que la rentrée universitaire a déjà commencé, il y a un vrai problème de fond : le manque de places à l'université et dans l'enseignement supérieur", a souligné Lilâ Le Bas. "Ce n'est pas étonnant, quand on a un baby-boom des années 2000 qui n'a pas été pris en compte depuis 18 ans."