Montpellier : regain de tension entre étudiants

À Montpellier, des militants antifascistes et identitaires se sont fait face ce dimanche 25 mars, trois jours après la violente évacuation d'étudiants de la faculté de droit par des hommes encagoulés.

France 3

Dans les rues de Montpellier (Hérault), ce dimanche midi, le face à face était tendu. D'un côté, des militants identitaires de la Ligue du Midi, de l'autre, des manifestants antifascistes. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des étudiants occupant la faculté de droit sont violemment agressés par des hommes cagoulés qui n'hésitent pas à les frapper. Le doyen de la fac de droit est directement mis en cause par des étudiants.

Fac fermée lundi

Dès vendredi, Philippe Petel dément les accusations et va même jusqu'à justifier les violences : "Il faut retenir la volonté forte des étudiants en droit qui étaient présents de se défendre, car ils n'ont pas obtenu le concours de la force publique. C'est ce qu'il se passe quand l'État démissionne, les gens se prennent en charge et moi je suis assez fier de mes étudiants, je les approuve totalement. Il faut ce qu'il faut, on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs, il fallait bien évacuer les lieux." Quelques heures plus tard, il démissionne. Deux enquêtes, administrative et judiciaire, ont été ouvertes. Lundi, la fac de droit restera fermée.

Le JT
Les autres sujets du JT
Des étudiants sont rassemblés vendredi 23 mars devant la faculté de droit de Montpellier en soutien aux victimes de violences dans la nuit du jeudi au vendredi par un groupe armé
Des étudiants sont rassemblés vendredi 23 mars devant la faculté de droit de Montpellier en soutien aux victimes de violences dans la nuit du jeudi au vendredi par un groupe armé (Sauveur Vanni / France 3)