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Grève très suivie chez les médecins

Une trentaine de syndicats et d'organisation professionnelles appelaient à la grève. Si aucun chiffre n'est encore disponible dans l'hôpital, la grève des chirurgiens touche 70% des cliniques privées, selon le syndicat Bloc, à l'origine du mouvement.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Des centaines d'interventions chirurgicales non urgentes déprogrammées, des maternités fermées, ... La grève des médecins se voit bien, ce lundi. Et pour cause : ce sont au total une trentaine de syndicats et d'organisations professionnelles qui appelaient à cesser le travail, pour une durée illimitée.

On y retrouve, côte à côte, le privé et le public. A l'origine du mouvement, il y a cet accord sur les dépassements d'honoraires, signé le 25 octobre, qui ne passe pas. Les grévistes estiment que cet accord n'a pas assez pris en compte les spécificités de certaines spécialités - comme les assurances auxquelles doivent souscrire les chirurgiens.

  • "C'est un bon accord" , a réaffirmé la ministre de la Santé, qui se dit tout de même prête à "regarder comment peser sur les assurances que contractent les chirurgiens, de plus en plus chères"* .

Le Bloc, syndicat majoritaire chez les spécialistes de bloc opératoire, indique que la grève touche 70% des cliniques privées. 

Le public n'est pas en reste. Internes et chefs de cliniques réclament, eux, de meilleures conditions de travail et la liberté d'installation des futurs médecins. Celle-ci n'est pas remise en cause, a temporisé dès hier Marisol Touraine.

L'AP-HP, qui regroupe les 37 hôpitaux publics d'Ile-de-France, a fait savoir qu'elle ne serait pas en mesure d'évaluer l'ampleur du mouvement avant lundi soir.

 

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