Médicaments : danger au volant

Plus de 3% des accidents mortels de la route sont attribués à des prises de médicaments. Plusieurs questions se posent donc : lesquels sont dangereux quand on doit prendre le volant et comment contrôler les automobilistes ?

France 3

Somnifères, antidépresseurs voire certains traitements contre le rhume : ce sont des médicaments incompatibles avec la conduite, la faute aux effets secondaires. "On prévient [les clients] du risque de somnolence, explique Alicia Bilman, pharmacienne. Pour moi c'est une obligation, pare que c'est pour éviter des accidents, des dangers." Selon la dernière étude en date, 3,4% des accidents mortels de la route sont dus à une prise de médicaments. Dans la moitié des cas, ce sont les antidépresseurs.

"On ne voit plus le danger"

Sur les boîtes de comprimés, des pictogrammes classés en trois niveaux de dangerosité permettent de savoir s'il est possible ou non de prendre le volant. "Dans la journée qui suit la prise d'un médicament hypnotique, on a des risques : perte de vigilance, sédation (...) et une levée des inhibitions, c'est-à-dire qu'on ne voit plus le danger", détaille le professeur François Chast. En cas de procès pénal, on ne peut en revanche pas être sanctionné pour avoir conduit sous l'effet de médicaments qui perturbent notre vigilance.

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Boîte d\'Imovane.
Boîte d'Imovane. (FRED TANNEAU / AFP)