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Morts suspectes de trois patients au CHU de Nantes : le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire

Atteints de lymphome, les trois patients, morts entre le 10 et le 13 novembre, suivaient une chimiothérapie. Les traitements avaient débuté à la fin octobre, avec des complications graves observées une douzaine de jours plus tard.

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L'entrée du CHU de Nantes (Loire-Atlantique), le 18 novembre 2016. (DAMIEN MEYER / AFP)

Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour "homicides et blessures involontaires", vendredi 18 novembre, après la mort de trois patients, traités par chimiothérapie, au CHU de Nantes (Loire-Atlantique). Atteints de lymphome, les trois patients, morts entre le 10 et le 13 novembre, étaient âgés de 61 à 65 ans. Un quatrième ayant suivi le même traitement est toujours hospitalisé. Les traitements avaient débuté à la fin octobre, avec des complications graves observées une douzaine de jours plus tard.

Un changement de médicament en question

Le ministère de la Santé a saisi, jeudi, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), qui a ouvert de son côté une enquête administrative. Selon les premières déclarations de l'Igas, les patients avaient reçu un médicament de remplacement, au lieu du traitement généralement administré.

La décision des médecins du CHU de recourir à la cyclophosphamide plutôt que le melphalan, généralement utilisé pour ce type de malades, a été motivée "par les tensions d'approvisionnement européennes sur le melphalan et leur choix de réserver les lots dont ils disposaient au traitement des patients atteints de myélome, indication pour laquelle il n'y a pas d'alternative", a indiqué le ministère.

Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), le phénomène des tensions d'approvisionnement et ruptures de stocks est "assez récurrent, pas nouveau" et "pas spécifique à la cancérologie".

"Le spectre des causes potentielles est large"

La ministre de la Santé a affirmé, vendredi au Sénat que, "à ce stade, rien ne permet d'accuser la cyclophosphamide, traitement validé par la communauté médicale et utilisé depuis des années" dans le décès de trois patients traités pour des lymphomes au CHU de Nantes.

"Le spectre des causes potentielles est large, il ne faut ni en écarter, ni en privilégier aucune", a-t-elle déclaré, en citant comme causes possibles "médicament, protocole, mode d'administration...".

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