Le Furosémide est de retour dans les pharmacies

Après son retrait en juin, le diurétique Furosémide du laboratoire Teva est réapparu dans les pharmacies ce vendredi. Début juin, un pharmacien de Saint-Malo avait signalé le cas d'une cliente qui avait trouvé un somnifère dans sa plaquette de Furosémide. L'affaire a finalement pris fin en juillet, lorsque l'enquête a révélé que la cliente, une personne âgée, avait commis "une maladresse".

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Les quelque 57.000 patients traités par le Furosémide du laboratoire
Teva vont pouvoir reprendre leurs habitudes : après trois mois de retrait,
le médicament a retrouvé sa place dans les rayons des pharmacies ce vendredi. L'Agence
nationale de sécurité du médicament (ANSM) a confirmé qu'elle a donné son autorisation
il y a quelques jours.

Au début du mois de juin, le médicament avait été retiré des
pharmacies suite à la découverte d'un comprimé de somnifère dans une plaquette par un pharmacien de Saint-Malo.

"Une maladresse"

Une alerte
sanitaire avait alors été déclarée et des décès suspects de personnes prenant du Furosémide avaient été étudiés. Environ 350.000 comprimés ont été controlés en juin,
ainsi que des échantillons conservés à l'usine de Sens. Mais aucun somnifère
n'avait été retrouvé
.

Dès le 20 juin, le patron de l'ANSM avait déclaré la
fin de l'alerte
. Le fond de l'affaire a finalement été dévoilée
en juillet, lorsque l'enquête a révélé que l'origine provenait de "la maladresse d'une dame âgée ". Cette dernière, patiente du pharmacien de Saint-Malo, aurait en fait commis
une erreur en reconditionnant ses médicaments, inversant un cachet de durétique et avec un somnifère.

"Cette histoire a des enseignements intéressants" (Erik Roche, PDG du laboratoire Teva)

Pour Erik Roche, le directeur du laboratoire Teva, cette affaire
aura au moins eu le mérite de mettre en avant le cas d'une "population âgée qui déconditionne ses traitements ", prenant ainsi des risques. Il explique que Teva va s'employer à améliorer la diffusion des recommandations adressées aux patients. 

S'il
refuse de révéler le préjudice subis par son entreprise, Eric Roche
affirme que "très peu de patients se souviennent " de l'affaire.