Covid-19 : "On ne va pas fermer les frontières à l'intérieur de l'Europe", promet Clément Beaune

Le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes était l'invité de France Inter lundi. Il est revenu sur le variant Omicron du Covid-19 qui menace l'Europe.

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Radio France
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Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes. (FRED DUGIT / MAXPPP)

"On va attendre de voir l'évolution de la situation, mais en Europe nous n'avons jamais fermé complétement les frontières et on ne va pas fermer les frontières à l'intérieur de l'Europe", a assuré Clément Beaune, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, lundi 29 novembre sur France Inter. "Pour l'instant, il faut être prudent et honnête, on ne connaît pas les caractéristiques de ce variant" Omicron, a-t-il déclaré, considérant toutefois qu'on aura "une circulation européenne préservée au maximum".

Selon lui, "notre arme, c'est le pass sanitaire" et l'accélération de la vaccination. Clément Beaune souhaite par ailleurs une coordination européenne permettant de demander un test de moins de 24h aux Européens non-vaccinés qui se déplaceraient à l'intérieur de l'Europe. "On a toujours essayé d'avoir un dispositif proportionné et coordonné" à l'échelle européenne, a-t-il ajouté concernant notamment la décision de la France et d'autres États-membres de suspendre les vols en provenance de l'Afrique australe. "Si on suspend les vols en France mais que nos partenaires européens ne le font pas, vous avez des contournements, des gens qui arrivent dans un autre pays européen et qui peuvent rejoindre la France", s'est-il expliqué.

"On le fait en Européens, ce sont 15 États membres, dès vendredi, qui ont activé le frein d'urgence européen en suspendant leurs vols jusqu'à demain [mardi] minuit", a poursuivi Clément Beaune. Le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes a promis qu'un "protocole sanitaire renforcé" serait ensuite mis en place, estimant "qu'on ne peut pas vivre à 100% de suspension de vols, car nous avons des ressortissants Français qui ont le droit de rejoindre le territoire". "Mais il faut qu'il y ait un protocole très strict, de tests, d'isolement, de toutes les personnes qui reviennent de ces pays à fort risques", a-t-il poursuivi, rappelant que "ces listes rouges" peuvent s'allonger, s'adapter, en fonction des besoins.

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