Au Brésil, le bilan du Covid-19 dépasse les 100 000 morts

Contrairement au président Jair Bolsonaro, le Congrès et la Cour suprême ont annoncé un deuil officiel en hommage aux personnes mortes de l'épidémie.

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France Télévisions
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Des croix ont été installées sur une plage de Rio de Janeiro au Brésil pour symboliser les morts du Covid-19. (RICARDO MORAES / X02675)

Le Brésil a dépassé le seuil des 100 000 morts du Covid-19, samedi 8 août. Alors que les messages de solidarité envers les familles endeuillées et les critiques contre le gouvernement ont fusé sur les réseaux sociaux, le chef de l'Etat Jair Bolsonaro ne s'est pas prononcé sur ce nombre symbolique et dramatique. Les principales institutions du pouvoir législatif et judiciaire, le Congrès et la Cour suprême, ont elles annoncé un deuil officiel.

Jair Bolsonaro s'est contenté de partager un tweet du secrétariat à la Communication de la présidence, sur lequel on peut lire : "Nous regrettons toutes les morts du Covid-19 ainsi que celles des autres maladies." Il a également publié sur Facebook un message de félicitations adressé au club de Palmeiras, fraîchement sacré champion de foot de l'Etat de Sao Paulo, avec une photo de lui souriant, arborant le maillot vert de son équipe favorite.

Une gestion de l'épidémie très critiquée

L'opposition a une fois de plus dénoncé cette attitude et accusé le président d'être responsable de cette situation. "Le Brésil en deuil. Un génocide provoqué par un gouvernement d'incompétents et d'irresponsables", a tweeté Ciro Gomes (Parti démocrate travailliste), troisième de l'élection présidentielle de 2018, qualifiant Jair Bolsonaro de "génocidaire" sur Twitter.

"On n'arrive pas à ce chiffre par hasard. Il a été construit au quotidien, par des erreurs et omissions d'un gouvernement qui a délaissé la science en faveur de l'obscurantisme", a fustigé le journal O Globo dans un éditorial au vitriol publié sur son site.

Lui-même contaminé par le Covid-19 le mois dernier, Jair Bolsonaro, 65 ans, n'a cessé de minimiser la maladie qu'il qualifie de "petite grippe", critiquant les mesures de confinement prises par les gouverneurs des Etats brésiliens. "Nous avons la conscience tranquille. Avec les moyens dont nous disposons, nous pouvons dire que nous avons fait tout notre possible pour sauver des vies", a affirmé le dirigeant d'extrême droite jeudi.

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