Covid-19 : un traitement par anticorps jugé peu concluant, selon une étude de l'APHP

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris n'a pas observé de différences en matière de décès ou de mises sous respiration artificielle, deux semaines après l'administration de ce traitement vendu par Sanofi.

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Une infirmière soigne des patients au service de réanimation de l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, près de Paris, le 27 mai 2021. (BERTRAND GUAY / AFP)

Le sarilumab, un traitement par anticorps contre les formes graves de Covid-19, ne permet pas d'éviter des décès dans les jours qui suivent son administration, montre une étude relayée mardi 23 novembre par l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Cette étude "ne retrouve pas de bénéfice à court terme du sarilumab dans les formes modérées à sévères de Covid-19", résume l'APHP dans un communiqué.

Le sarilumab, vendu sous le nom de Kevzara par le laboratoire Sanofi, fait partie des anticorps de synthèse, une catégorie de traitement surtout utilisée chez les patients déjà hospitalisés pour leur Covid-19 afin d'éviter que leur maladie s'aggrave encore. Il est recommandé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le traitement des formes graves de Covid-19.

Mais l'essai relayé par l'APHP, mené auprès d'environ 150 patients déjà hospitalisés, n'a pas observé de différences en matière de décès ou de mises sous respiration artificielle, deux semaines après l'administration du traitement. Certes, une petite différence est observée pour les décès à plus longue échéance, trois mois après, mais ce critère n'était pas le principal à être évalué, ce qui relativise l'intérêt de cette observation.

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