Covid-19 : des questions demeurent sur le seuil d'alerte du taux d'incidence

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Covid-19 : des questions demeurent sur le seuil d'alerte du taux d'incidence
France 2
Article rédigé par
F. Prabonnaud, A. Da Silva - France 2
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Un taux d'incidence de 400 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants est le seuil à ne pas dépasser afin de déclencher la deuxième phase du déconfinement. Mais pour la plupart des médecins et épidémiologistes, c'est encore très élevé. 

En annonçant le deuxième confinement fin octobre, Emmanuel Macron avait fixé un objectif : passer de 40 000 contaminations au Covid-19 par jour à 5 000. Mais aujourd'hui, cet objectif a bien changé : l'exécutif accepte jusqu'à 30 000 cas par jour, en fixant un seuil d'alerte à 400 cas pour 100 000 habitants. La dernière fois que l'incidence a dépassé ce taux de 400, début avril, le nombre de lits occupés en réanimation avait grimpé à 6 000.

La France opte pour le "vivre avec"

Les réanimations restent sur un plateau haut. La crainte est donc qu'un nouveau rebond sature les hôpitaux rapidement. Alors, comment éviter ce rebond ? Si le gouvernement a modifié le curseur, c'est qu'il compte sur la vaccination et sur le dépistage afin d'empêcher une nouvelle flambée. Les autotests ont notamment commencé à être distribués en France. En Allemagne, l'incidence maximum a été fixée à 100, alors que la France a opté pour le "vivre avec", en acceptant une circulation du virus relativement élevée. Un choix risqué, selon le professeur Antoine Flahault, directeur de l'Institut de santé globale à l'université de Genève : "Si on veut avoir la paix, il faut véritablement combiner à la fois la vaccination et une stratégie de limite très basse de la circulation du virus".   

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