Coronavirus : hausse des contaminations, le virus aime-t-il le froid ?

Alors que l'Europe connaît une forte progression du coronavirus, une question subsiste : y aurait-il un lien entre les températures et la propagation du Covid-19 ? 

France 2

Avec les températures qui commencent à baisser, le réflexe est de se calfeutrer. Un automatisme qui ne fait pas bon ménage avec le coronavirus, qui a besoin de courants d'air pour se dissiper. Aucune étude ne prouve que les températures ont une incidence sur le virus. Pourtant, selon les chiffres de Santé publique France, lorsque le thermostat baisse, une semaine plus tard, les contaminations grimpent. Une évidence, selon le professeur Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses et tropicales. "Il va falloir apprendre à vivre comme au ski, estime-t-il. C'est-à-dire s'aérer, aérer les espaces, diminuer les températures, et être le plus souvent à l'extérieur malgré les températures basses".

Renouveler l'air

En mai dernier, l'Académie de médecine avait déjà observé qu'une augmentation d'un degré entraînait une baisse du nombre d'infections de 3,1 % et celui des décès de 1,2 %. Avec le froid, l'air calfeutré et moins renouvelé peu contenir des virus. Facteur aggravant : le manque de chaleur ne permet pas d'assécher les gouttelettes en suspension.

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Des échantillons de prélèvements naso-pharyngés ou salivaires sont analysés pour détecter la présence du coronavirus chez les personnes testées, le 5 mai 2020, au CHU de Toulouse. 
Des échantillons de prélèvements naso-pharyngés ou salivaires sont analysés pour détecter la présence du coronavirus chez les personnes testées, le 5 mai 2020, au CHU de Toulouse.  (FR?D?RIC SCHEIBER / HANS LUCAS / AFP)