Cinéma : les spectateurs absents

La fréquentation des cinémas en France est loin d’être au beau fixe, certaines salles fonctionnent même à perte. La principale raison : la sortie repoussée des blockbusters américains.

France 3

Après l’euphorie de la réouverture des cinémas il y a un mois, le plus grand complexe d’art et d’essai de Lyon (Rhône) a vu sa fréquentation divisée par deux par rapport à la même période l’année dernière. Pour Dominique Mathias, salarié du Comoedia : "On sent quand même la frilosité des spectateurs à venir en ce moment, sachant pourtant qu’on a du gel, les masques obligatoire, après les séances il y a des gens qui désinfectent. Donc tout est fait pour que les spectateurs viennent en sécurité." Comme dans la plupart des cinémas, pour limiter la casse, le Comoedia a encore recours au chômage partiel. Il y a moins de séances par jour.

"Il n’y a pas de blockbuster"

Au cinéma Mourguet, autre salle de Lyon, la situation est un peu différente. La structure est plus petite, associative, grâce à sa clientèle de fidèles, la fréquentation n’a baissé que de 28 % mais l’inquiétude est quand même là : "L'offre de films est assez restreinte en ce moment, témoigne Grégory Tudella, directeur adjoint Ciné Mourguet et vice-président Grac, on a pas de gros films américains et il n’y a pas de blockbuster, il n’y a pas de film locomotive comme on dit. Du coup, le public qui vient c’est plutôt le public art et essai, un public de fidèles mais ce n’est pas le public le plus important en terme d’entrées." Plusieurs patrons de salles indépendantes d’Auvergne-Rhône-Alpes ont cosigné cette semaine une tribune dans le journal Libération pour demander au gouvernement un plan d’urgence.

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Un masque est posé dans un cinéma de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 19 juin 2020.
Un masque est posé dans un cinéma de Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 19 juin 2020. (ST?PHANE FERRER YULIANTI / HANS LUCAS / AFP)