"Ce sera difficile de dire non" : à Paris, les pharmacies ont peur d'être débordées par les demandes de vaccin contre la grippe

La campagne de vaccination contre la grippe commence ce mardi. Pour éviter un engorgement des hôpitaux mobilisés par le Covid-19, le ministère de la Santé a commandé 30% de doses en plus cette année. Mais certaines officines redoutent une trop grande affluence les premières semaines.

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Un médecin injecte une dose de vaccin contre la grippe. Photo d'illustration. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

La campagne nationale de vaccination contre la grippe commence mardi 13 octobre mais dans la pharmacie du 15e arrondissement de Paris où travaille Fanny, les questions sur le sujet ont commencé il y a déjà deux semaines. La pharmacienne doit répondre aux habitués inquiets d'une pénurie mais aussi à ceux pour qui ce sera la première fois : "Ils se demandent si c'est judicieux de le faire et à quel moment. Ce sont des gens en bonne santé et avec un âge où ils pourraient ne pas se faire vacciner. Il y a aussi beaucoup de questions par rapport aux enfants."

Privilégier les personnes à risque jusqu'à décembre

Mais tout le monde ne pourra pas se faire vacciner tout de suite. Même si le ministère de la Santé a commandé 30% de doses de vaccin de plus que l'année dernière - pour éviter un engorgement des hôpitaux très mobilisés par le Covid-19 - il est demandé aux pharmacies de privilégier, au moins jusqu'au 30 novembre, les populations à risque, celles qui présentent un bon de la Sécurité sociale. Une situation que Caroline, pharmacienne elle aussi, appréhende : "Ce sera difficile de dire non. En plus, on a une clientèle qui nous connaît et qui, régulièrement, achète son vaccin ici."

Les gens qui ne se font jamais vacciner, on leur conseillera peut-être de revenir début décembre. Je pense qu'on va faire un peu au cas par cas, en fonction de la situation.

Caroline, pharmacienne dans le 15e arrondissement de Paris

à franceinfo

Face à la crainte d'une pénurie, les pharmaciennes redoutent également un afflux de patients prioritaires les premiers jours et qui voudront se faire vacciner sur place."On est deux pharmaciennes à vacciner. S'il y en a une qui est occupée à la vaccination, ça ne fait plus qu' une seule personne au comptoir, explique Caroline. Donc, on va peut-être réserver des créneaux un peu plus calmes dans la journée où on fera venir les gens qui veulent se faire vacciner, dans les prochains jours." 

Avec 15% de doses en plus achetées cette année par la pharmacie par rapport aux années précédentes, elle espère avoir anticipé suffisamment l'augmentation de la demande. Il n'est désormais plus possible d'en commander. 

Vaccin contre la grippe : les pharmacies inquiètes. Ecoutez le reportage d'Emmanuel Grabey
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