L'UFC-Que Choisir s'inquiète des quantités de médicaments prescrits aux personnes âgées

L'association estime que certains médicaments prescrits sont "inefficaces", voire "potentiellement dangereux", dans une étude publiée mercredi 28 janvier.

L\'UFC-Que Choisir s\'inquiète des fortes quantités de médicaments prescrits aux personnes âgées dans une étude publiée le mercredi 28 janvier 2015.
L'UFC-Que Choisir s'inquiète des fortes quantités de médicaments prescrits aux personnes âgées dans une étude publiée le mercredi 28 janvier 2015. ( MAXPPP)

Les personnes âgées au bord de l'overdose. L'association UFC-Que Choisir s'inquiète des fortes quantités de médicaments prescrites aux personnes âgées en France, dans une étude publiée mercredi 28 janvier.

L'association a analysé près de 350 ordonnances contenant au moins cinq lignes de prescription (médicaments et autres dispositifs, comme les appareils pour mesurer le diabète), à destination de patients d'au moins 75 ans. En moyenne, "les ordonnances collectées contenaient 8,6 médicaments, avec un maximum de 21 médicaments pour une seule personne", relève l'UFC-Que Choisir.

Des médicaments "potentiellement inappropriés"

Parmi elles, "près de quatre sur dix sont potentiellement dangereuses pour les patients âgés", c'est-à-dire qu'elles contiennent au moins un médicament "potentiellement inapproprié" aux personnes âgées, s'alarme l'UFC.

Ainsi, les somnifères et les tranquillisants retrouvés dans une ordonnance sur quatre, exposent à des "risques de somnolence, des troubles de la mémoire, (...) et des chutes", souligne l'enquête. De même, certains antidépresseurs ou antispasmodiques, prescrits dans une ordonnance sur dix, "peuvent nuire gravement au confort de vie, voire aggraver des problèmes existants" chez les seniors.

L'UFC demande ainsi que la "déprescription" soit "incluse dans les critères de rémunération à la performance des médecins, et que la Haute autorité de santé fasse de ce sujet une priorité de travail". "Au-delà des enjeux sanitaires, la surprescription a un coût pour notre système de Sécurité sociale", fait-elle valoir, rappelant que les dépenses de médicaments ont atteint 33,5 milliards d'euros en 2013.