Hôpital : les professionnels de santé réclament un traitement de choc

Huit mois après le début de la mobilisation des hôpitaux, la colère n'est pas retombée. Jeudi 14 novembre, plusieurs milliers de blouses blanches ont défilé dans toute la France pour demander plus de moyens. Il s'agit de faire pression sur le gouvernement, qui dévoilera un nouveau plan d'urgence mercredi 20 novembre.

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Ils veulent montrer que l'hôpital public est à genoux et ne veulent plus se laisser faire. Infirmiers, aides-soignants et médecins défilent côte à côte. En tête de cortège, Laurent Rubinstein, un infirmier en urgences pédiatriques. Il a été l'un des premiers à manifester en avril dernier pour dénoncer une dégradation de la qualité des soins. Un manque de temps et d'effectifs, c'est ce que sont venues dénoncer deux professeures en médecine de l'hôpital Cochin, à Paris, pourtant pas habituées des manifestations.

Un avenir trouble

La reconnaissance salariale est une autre des revendications des professionnels de santé. Les infirmières de bloc opératoire sont amenées à réaliser de plus en plus de tâches qui ne devraient pas leur incomber. En moyenne, elles gagnent 2 000 euros brut sans les primes. Si la nouvelle génération d'externes est venue marquer son soutien, certains se posent des questions sur l'avenir. Toutes générations confondues, les personnels des hôpitaux espèrent une prise de conscience des pouvoirs publics.

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Le personnel hospitalier manifeste dans les rues de Paris pour réclamer plus de moyens au gouvernement, jeudi 14 novembre 2019.
Le personnel hospitalier manifeste dans les rues de Paris pour réclamer plus de moyens au gouvernement, jeudi 14 novembre 2019. (BENOIT DURAND / HANS LUCAS / AFP)