Grippe aviaire : 14.000 canards abattus en Dordogne, une "horreur à vivre"

Le préfet de Dordogne a fait abattre des milliers de volailles et mis en place un confinement dans un rayon de dix kilomètres autour des foyers. Deux nouveaux cas de grippe aviaire ont été détectés lundi dans le Périgord.

(Un confinement a été mis en place autour des foyers de grippe aviaire © RF/ Benjamin Illy)

Un premier foyer de grippe aviaire avait déjà été détecté la semaine dernière en Dordogne, à Biras, près de Périgueux. Désormais, ce n'est plus un site isolé, il y en a trois. Le préfet a donc pris des mesures et ordonné l'abattage d'un millier d'oies dans le sud du Périgord, à Domme et de 14.000 canards dans le nord du département, à Saint-Paul-la-Roche.

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Un confinement absolu a également été instauré autour des sites concernés et des analyses virologiques sont systématiquement pratiquées. 70 exploitations agricoles sont concernées.

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"Un virus hautement pathogène"

Le préfet Christophe Bay parle de "situation sérieuse" car les animaux étaient atteints d'un virus atypique. "C'est un virus fortement pathogène (...)  Les volailles étaient porteuses d'un virus H5 mais on ne connaît pas encore le N." , déclare le préfet. Les laboratoires sont en train de l'étudier avec plus de précisions pour déterminer sa nature et son mode de transmission. Le ministère de l'Agriculture va envoyer sur place des épidémiologistes.

Ce qui interpelle les spécialistes, c'est que dans les deux élevages "il n'y a pas de mortalité massive", explique le docteur Frédéric Piron, directeur départemental des Affaires sanitaires. Mais le professeur François Bricaire, chef du service "maladies infectieuses et tropicales" à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière à Paris, se veut rassurant : "Les éleveurs doivent prendre des précautions mais tout a été prévu". 

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Par ailleurs, la préfecture a mis en place une cellule de crise pour évaluer les conséquences économiques et commerciales, à quelques jours des fêtes de fin d'année. Mais le ministère de l'Agriculrure rappelle que le virus ne se transmet pas par la consommation de viande ou de tout autre produit alimentaire.