Les lignes à très haute tension présentent un risque "possible" pour la santé des enfants, estime l'Anses

L'agence recommande "par précaution" de "ne pas implanter de nouvelles écoles à proximité des lignes à très haute tension".

Des lignes à haute tension à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), le 20 mai 2019.
Des lignes à haute tension à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), le 20 mai 2019. (THIERRY GRUN / ONLY FRANCE / AFP)

Ils sont émis notamment par les lignes à haute tension. Les champs magnétiques à basses fréquences représentent un risque "possible" de leucémie chez les enfants qui habitent à proximité, a prévenu vendredi 21 juin l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Aussi, elle recommande "par précaution" de "ne pas implanter de nouvelles écoles à proximité des lignes à très haute tension", même si aucun lien de cause à effet n'est pour le moment démontré.

L'Anses, qui avait déjà alerté en 2010 sur une "association possible entre l'exposition aux champs électromagnétiques basses fréquences et le risque à long terme de leucémie infantile", explique que les nouvelles études parues depuis cette date la conduisent à "réitérer" ses conclusions, "même si [elles] retrouvent moins fréquemment cette association".

Environ 48 000 enfants exposés

Des études épidémiologiques mettent en évidence une augmentation statistique du risque de leucémie infantile à partir d'un certain seuil d'exposition, évalué selon les études entre 0,2 et 0,4 microteslas (µT), l'unité de mesure du champ magnétique, explique à l'AFP Olivier Merckel, responsable de l'unité d'évaluation des risques liés aux agents physiques à l'Anses.

Environ 40 000 enfants de moins de 15 ans sont ainsi exposés à leur domicile et 8 000 sont scolarisés dans une école exposée à un niveau de champ magnétique supérieur à 0,4 µT, selon une étude commandée par l'Anses et réalisée par l'Inserm et le CHU de Caen.