Allergies alimentaires : 10 % de la population est touchée

Les allergies alimentaires toucheraient 10% de la population française aujourd'hui, notamment les enfants. En région parisienne, les allergies au bouleau sont devenues des allergies à la pomme, à l'arachide et aux fruits à coque. 

Image d\'illustration. Allergies alimentaires.
Image d'illustration. Allergies alimentaires. (JULIO PELAEZ / MAXPPP)

Les allergies sont de plus en plus sévères et multiples, selon les spécialistes réunis, jusqu'au 28 avril, à Paris, pour le 12e Congrès francophone d'allergologie.

Après une montée en flèche des allergies respiratoires dans les années 1990 et 2000, on assiste actuellement à une véritable explosion des allergies alimentaires en France. Ces dernières toucheraient à peu près 10 % de la population, surtout chez les enfants. Ces derniers sont particulièrement allergiques à l'œuf, au lait et à l'arachide. Chez l'adulte, on redoute plutôt le poisson, l'arachide, les fruits à coques et les crevettes.

En région parisienne, le bouleau mis en cause

Pire, on assiste à une montée en puissance des formes graves des allergies alimentaires. Elles ont été multipliées par deux ou trois en seulement dix ans. En Île-de-France, l'une des causes réside dans la plantation massive de bouleaux après la tempête de décembre 1999. "On a vu les allergies au bouleau croître en région parisienne, explique le professeur Jocelyne Just, présidente de la Société française d'allergologie. Après, la saison pollinique est devenue plus longue du fait du réchauffement climatique. Du coup, on est passé d'un rhume des foins à l'asthme et, comme il y a une parenté antigénique entre le bouleau et certains fruits et légumes, on est devenu allergique à la pomme, à l'arachide et aux fruits à coque."

La pollution pointée du doigt

Plusieurs facteurs amplifient ces allergies, comme la pollution atmosphérique, notamment les particules diesel, mais aussi les phtalates ou les perturbateurs endocriniens. Face à ces allergies alimentaires, des techniques de désensibilisation au lait, à l'œuf, à l'arachide et à certains fruits à coques se développent. Problème : ces traitements demandent des équipes formées dans des centres spécialisés.