La Chine accusée de continuer à produire des gaz destructeurs pour la couche d'ozone

L'Agence d'enquête environnementale basée aux Etats-Unis affirme que 18 usines continuent à utiliser des chlorofluorocarbures (CFC) en dépit de l'interdiction internationale. 

Un homme marche à Nanchang (Chine) sous un épais nuage de pollution, le 5 décembre 2017.
Un homme marche à Nanchang (Chine) sous un épais nuage de pollution, le 5 décembre 2017. (MAXPPP)

Une association écologiste accuse, lundi 9 juillet, la Chine de continuer à produire secrètement des CFC, des gaz qui détruisent la couche d'ozone et sont interdits par le protocole de Montréal signé en 1987.

L'Agence d'enquête environnementale (Environmental Investigation Agency, EIA), une association basée aux Etats-Unis, affirme dans un rapport que 18 usines réparties dans 10 provinces de Chine ont reconnu qu'elles continuaient à utiliser des chlorofluorocarbures (CFC) en dépit de l'interdiction internationale. La Chine avait affirmé y avoir mis un terme en 2007.

Des gaz utilisés dans les aérosols

En 1987, un accord international, le protocole de Montréal, avait été signé pour supprimer progressivement les CFC (utilisés dans la réfrigération et les aérosols), responsables du fameux "trou" dans cette couche gazeuse protégeant la Terre de rayons qui provoquent cancers de la peau, dégâts oculaires et immunitaires.

Des employés de ces entreprises ont déclaré à des membres de l'EIA, qui se faisaient passer pour des acheteurs potentiels, que la majorité du secteur chinois de la mousse en polyuréthane utilisait des CFC-11 en raison de leur qualité et de leur coût. Selon le rapport de l'EIA, certaines entreprises incriminées produisent les CFC elles-mêmes ou bien s'en procurent auprès d'usines travaillant hors licence. Elles exportent les produits ainsi fabriqués ailleurs en Asie ou au Moyen-Orient en trichant sur les étiquettes. 

Le rapport de l'EIA est publié juste avant l'ouverture cette semaine à Vienne d'une réunion internationale sur le protocole de Montréal, lors de laquelle la question des violations au traité pourraient être à l'ordre du jour. Contacté par l'AFP, le ministère de l'Environnement chinois  n'était pas joignable pour commenter ces accusations.