La Défenseure des droits demande un plan d'urgence pour la santé mentale des jeunes

Claire Hédon avait déjà alerté en novembre sur l'état de la santé mentale des jeunes, mise à mal par la crise sanitaire, avec une augmentation des troubles dépressifs et une insuffisante prise en charge psychiatrique.

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La Défenseure des droits Claire Hédon donne une conférence de presse à Strasbourg, le 21 octobre 2020. (MAXPPP)

Elle estime que les moyens sont "largement insuffisants". La Défenseure des droits a appelé jeudi 2 juin la Première ministre Elisabeth Borne à mettre en place un plan d'urgence pour la santé mentale des jeunes. "Alors que 2022 a été désignée année européenne de la jeunesse, la Défenseure des droits, Claire Hédon, et son adjoint le Défenseur des enfants, Eric Delemar, appellent la Première ministre à prendre la pleine mesure de la gravité de la situation dans laquelle sont plongés de nombreux jeunes et à agir rapidement pour que la santé mentale des jeunes soit une priorité", écrit-elle dans un communiqué.

La Défenseure des droits avait déjà alerté en novembre sur l'état de la santé mentale des jeunes, mise à mal par la crise sanitaire avec une augmentation des troubles dépressifs et une insuffisante prise en charge psychiatrique, dans son rapport annuel sur les droits de l'enfant. "Santé publique France lui a malheureusement donné raison en publiant des chiffres alarmants sur une augmentation des passages aux urgences pour gestes suicidaires, idées suicidaires et troubles de l'humeur chez les 15 à 24 ans", souligne le communiqué, déplorant que "pourtant, certaines structures continuent de fermer des lits en pédopsychiatrie par manque de personnels et de moyens".

"Le défaut de prise en charge des troubles de santé mentale et les manquements aux droits qui en découlent constituent une entrave au bon développement de l'enfant et à son intérêt supérieur, que deux années de vagues épidémiques ont contribué à aggraver de manière très préoccupante", poursuit le texte. "Alors que le pic d'hospitalisations des adolescents de 2021 ne redescend pas, la situation de certains de ces mineurs reste dramatique, tant les prises en charge sont parfois inadaptées".

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