Vidéo Abandonnée bébé en 1994 à Orly, elle raconte sa quête d'identité

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Le 17 septembre 1994, un bébé a été retrouvé seul à l'aéroport d’Orly. Ce nourrisson, c'est Émilie. Aujourd'hui, elle recherche une partie de son identité.
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France Télévisions

Le 17 septembre 1994, un bébé a été retrouvé seul à l'aéroport d’Orly. Ce nourrisson, c'est Émilie. Aujourd'hui, elle recherche une partie de son identité.

Elle ne connaît ni sa date de naissance ni son lieu de naissance. Il y a 26 ans, Émilie a été retrouvée seule et abandonnée à l'aéroport d'Orly. Ce jour-là, de nombreuses recherches ont été menées pour retrouver ses parents, en vain. Au bout de plusieurs heures, elle a été emmenée dans une pouponnière, où la directrice lui a trouvé un nom. C'était le 19 septembre, date de la Sainte-Émilie. "C'est vraiment une identité fabriquée", regrette-t-elle. À l'âge de six mois, Émilie a été adoptée par ses parents : Monique et Philippe, des Ardéchois.

Une bouteille à la mer sur les réseaux sociaux

En grandissant, Émilie se pose de plus en plus de questions sur son identité. En juillet 2017, elle se rend à l'aide sociale à l'enfance pour consulter son dossier et obtenir des réponses à ses questions. "C'est le néant !", se désole-t-elle. Pendant le confinement, elle se tourne vers les réseaux sociaux et lance un appel à l'aide. "Au bout de deux ou trois jours, on est à 30 ou 40 000 partages", se souvient-elle. 

Un test ADN, enfin des réponses

"Dans tous les messages que j'ai reçus, il y a beaucoup de gens qui me disent : 'en fait, avec ton histoire, au point où tu en es, le moyen efficace pour pouvoir obtenir des informations, c'est de faire un test ADN'", rapporte Émilie. Lorsqu'elle découvre les résultats de son test, elle apprend que 50 % de ses origines viennent de l'Inde. Elle est aussi turque à 15 %, européenne à 35 % et française à 9 %. "Moi, je me sens totalement française, j'étais super contente de voir que j'avais vraiment des origines françaises dans mon ADN", se réjouit Émilie. Désormais, elle souhaite rester visible pour que les personnes qui l'ont abandonnée la contactent un jour si elles le souhaitent. Elle estime avoir fait "sa part du chemin".

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