Près de 20% des adolescents français en surcharge pondérale ou obèses

Ces chiffres sont publiés mercredi par le ministère de la Santé qui s'inquiète de leur hausse.

On dénombrait alors 17% d\'adolescents en surcharge pondérale et 3,8% jeunes obèses.
On dénombrait alors 17% d'adolescents en surcharge pondérale et 3,8% jeunes obèses. (AFP)

Des enquêtes nationales de santé menées en 2017 dans les classes de troisième des collèges de France révèlent que près d'un quart des adolescents français (14-15 ans) sont soit en surcharge pondérale, soit obèses, selon le ministère de la Santé qui publie une étude mercredi 28 août.

D'après les chiffres de cette étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), 18,4% des adolescents sont en surcharge pondérale et parmi eux, 5,2% sont obèses. Ces chiffres sont en hausse par rapport à 2009. On dénombrait alors 17% d'adolescents en surcharge pondérale et 3,8% jeunes obèses.

Écrans et grignotage

L'étude menée auprès d'un échantillon d’élèves de troisième souligne également que les filles sont plus sujettes au surpoids : il y a 19,7% d'adolescentes en surpoids contre 16,9% chez les garçons. Elles font moins de sport, sautent des repas mais grignotent à côté et sont scotchées à leurs écrans de téléphone portables, accros notamment aux réseaux sociaux, tandis que les garçons s’adonnent davantage aux jeux vidéo.

Au total, la moitié des élèves de troisième consacre en moyenne au quotidien trois heures et demie aux écrans, en semaine. Le week-end, la durée explose : 6 heures par jour en moyenne.

Un phénomène marqué par de fortes inégalités

Cette étude met en lumière les conséquences des inégalités sociales : la surcharge pondérale et l'obésité sont plus élevées chez les adolescents issus de milieux sociaux moins favorisés. 24% des enfants d’ouvriers sont en surcharge pondérale et 8% sont obèses, c’est deux fois plus que les enfants de cadres.

Un constat qui s'explique par le fait que les enfants d’ouvriers sont moins nombreux à prendre un petit-déjeuner le matin, moins nombreux à rester à la cantine le midi pour un repas équilibré. Ils sont aussi moins nombreux à pratiquer du sport. À l’inverse, ils passent plus de temps devant les écrans. Des facteurs qui, tous, favorisent la prise de poids.