Lait contaminé vendu par E. Leclerc : "Clairement, on a eu une faille", reconnaît Michel-Edouard Leclerc

Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe de supermarchés éponymes, a regretté, mardi sur France Inter, cette "faille", mais a déclaré l'"assumer" après la vente de lait infantile contaminé aux salmonelles.

Façade d\'un supermarché E. Leclerc, le 28 novembre 2013, à Toulouse (Haute-Garonne).
Façade d'un supermarché E. Leclerc, le 28 novembre 2013, à Toulouse (Haute-Garonne). (REMY GABALDA / AFP)

"Moi-même, j'étais atterré, je pensais que tout était nickel", a regretté Michel-Edouard Leclerc, mardi 9 janvier sur France Inter, alors que le groupe de grande distribution qu'il dirige a reconnu avoir vendu du lait infantile contaminé aux salmonelles après le rappel des lots par Lactalis en décembre. "Clairement, on a eu une faille surtout au niveau des magasins", a indiqué le patron d'E. Leclerc qui a déclaré "assumer" cette faille.

"Tous les clients ont été identifiés"

Selon Michel-Edouard Leclerc, "782 clients étaient potentiellement détenteurs de boîte. Tous les clients ont été identifiés, plus de la moitié ont déjà été contactés". Le patron du groupe E. Leclerc indique avoir "bon espoir" que "tout soit rentré dans l'ordre" d'ici mercredi soir ou jeudi matin au plus tard.

"Dans l'affaire Lactalis, il y a eu des informations concernant des numéros de lots, des codes informatiques. Chaque nouvelle info annulait la précédente, il y a eu une saturation dans la gestion de notre système", a exposé Michel-Edouard Leclerc. Le patron du groupe Leclerc a expliqué que "c'est suite à des retours de clients, notamment à Seclin dans les Hauts-de-France, que du coup j'ai demandé, en mode panique, un audit de tout ce qu'on pouvait trouver en magasins".