Alimentation : du miel trop sucré pour être honnête

Tous les pots de miel ne se valent pas. Certains peuvent même cacher des pratiques douteuses. France 2 a enquêté pour vous aider à faire le bon choix et éviter les ajouts de sucre.

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Des éclats ambrés, un goût doux et sucré : le miel est l'aliment naturel par excellence. Il est réputé bon pour la santé, mais ce n'est pas le cas de tous les miels. Les appellations et les origines sont parfois floues, les goûts parfois douteux. Qu'y a-t-il vraiment dans les pots de miel ?

Loïc est apiculteur depuis quarante ans. Avec ses 300 ruches, il produit jusqu'à 5 tonnes de miel par an. Pas d'ajout, pas de transformation, simplement deux jours de maturation avant la mise en pot. Mais est-ce toujours le cas ? Nous avons acheté un pot chez notre apiculteur et cinq pots dans plusieurs supermarchés. De 6 à 13 € le kilo. Sur l'étiquette des miels les moins chers, c'est clair : "originaire et non originaire de l'UE".

Du sucre ajouté au miel

En Belgique se trouve l'un des seuls grands laboratoires indépendants en Europe. Il va analyser nos miels : humidité, quantité, nature des pollens... Sur les six miels, seuls deux sont finalement jugés de bonne qualité : les plus chers, dont celui de l'apiculteur. Le laboratoire considère que les autres sont "fort dégradés", respectant les normes légales "tout en étant très limites".

Plusieurs miels ont été mélangés, de différentes provenances. Du sirop de sucre pourrait avoir été ajouté en grande quantité. Cette pratique est répandue en Chine, l'un des plus gros exportateurs de miel. Sur 28 producteurs contactés en se faisant passer pour des importateurs français, 7 nous ont proposé du faux miel plus rentable. Cela représente un dommage pour le goût, mais aussi pour la santé, selon un représentant des apiculteurs français. Dès 2019, les industriels français devront indiquer les pays de provenance du miel pour davantage de traçabilité.

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Pour l'apiculteur, le préjudice se chiffre à 7 600 euros. (SASCHA STEINBACH / EPA)