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AlphaGo n'a (presque) plus besoin des humains pour être imbattable

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Nouvel exploit dans le domaine de l'intelligence artificielle, la dernière version du super-ordinateur AlphaGo apprend désormais toute seule et bien plus rapidement.

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Radio France
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Ke Jie (à gauche) défie l'intelligence artificielle AlphaGo lors d'une partie de go à Wuzhen, en mai 2017. (STR / AFP)

L'an dernier, AlphaGo avait fait les gros titres. Le super-ordinateur de DeepMind (filiale de Google spécialisée dans l'intelligence artificielle) avait battu, au terme d'une série de matchs très médiatisés, le grand maître du go coréen Lee Sedol, unanimement considéré comme le meilleur joueur au monde. Qu'une machine puisse vaincre un humain à ce jeu millénaire, l'un des plus anciens et plus complexes qu'il soit, c'était déjà un exploit. Mais une nouvelle étape vient d'être franchie.

Dans la revue Nature, on découvre en effet que la nouvelle version d'AlphaGo, AlphaGo Zero, est encore plus puissante. En effet, là où les versions précédentes avaient eu besoin d'apprendre et d'analyser des milliers d'heures de jeu fournies par des professionnels et des amateurs, au cours d'un entraînement long de plusieurs mois, AlphaGo Zero, lui, n'a eu besoin que des règles de base du jeu et de quatre jours de préparation (en jouant contre lui-même plusieurs millions de parties) pour écraser 100 à 0 son prédécesseur de 2016.

Certes, AlphaGo a toujours besoin des humains pour fonctionner, ne serait-ce que parce que ce sont bel et bien des humains qui l'ont conçu et lui ont donné vie. Mais une fois lancée, la machine peut très bien se débrouiller sans nous. Ses concepteurs l'écrivent dans Nature, elle n'est  "plus contrainte par les limites de la connaissance humaine". Sans céder à la panique, on se contentera de souligner que, dans la science-fiction, c'est généralement à partir de ce moment-là que les choses commencent à se gâter pour l'humanité.

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