Un festival de palmes, France info

Cannes, un festival de palmes. Terrence Malik, sacré en 2011, "travaille comme un poète"

Pour célébrer les 70 ans du festival de Cannes, Thierry Frémaux, le délégué général du festival, raconte sur franceinfo ces événements qui ont marqué la Croisette. Ce samedi, deux cinéastes clivants reçoivent la palme d'or : Gus Van Sant et Terrence Malick.

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Le réalisateur américain Terrence Malick à Austin, au Texas, en novembre 2012.
Le réalisateur américain Terrence Malick à Austin, au Texas, en novembre 2012. (GARY MILLER / FILMMAGIC)

Au rayon des cinéastes clivants qui ont leurs fans et leurs détracteurs, il y a Gus Van Sant et Terrence Malick, tous deux récompensés d'une palme d'or. En 2003, Gus Van Sant est sacré à Cannes avec Elephant. Un film, inspiré de la tuerie de Colombine en 1999 aux États-Unis, qui met mal à l'aise. "C'est une histoire sombre évidemment, analyse Thierry Frémaux au micro de franceinfo. C'est une histoire traitée, sur le plan esthétique, de façon extraordinairement novatrice. Le débat était faut-il faire de l'art avec un sujet aussi grave ?"

Le réalisateur américain Gus Van Sant et sa palme d\'or pour \"Elephant\", à Cannes en 2003.
Le réalisateur américain Gus Van Sant et sa palme d'or pour "Elephant", à Cannes en 2003. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

En 2011, c'est au tour de Terrence Malick de recevoir la palme d'or pour The tree of life, avec Sean Penn, Brad Pitt et Jessica Chastain. Pour franceinfo, Thierry Frémaux revient sur "le mystère de la personnalité de Terrence Malick". La veille de l'annonce de la sélection 2010, le réalisateur américain appelle le délégué général du festival de Cannes pour lui demander "de retirer l'annonce", prétextant avoir "encore des petites choses à faire". Finalement, The Tree of life arrive sur la Croisette l'année suivante.

"Une partie du film reste très inexpliquée, reconnaît Thierry Frémaux. C'est un éblouissement pour certains, une narration un peu complexe pour d'autres. Il y a des gens qui sont tout à fait hermétiques au discours un petit peu métaphysique, voire cosmique du film. Malik travaille comme un poète. Il a cette espèce d'obsession de l'anonymat."

De La Grande bouffe à Ken Loach, en passant par les grands moments du cinéma italien, les films audacieux et les années à scandale, chaque jour, en attendant la cérémonie d'ouverture du 70e festival de Cannes, franceinfo raconte ces palmes qui ont marqué l'histoire du festival avec son délégué général, Thierry Frémaux, et Thierry Fiorile, spécialiste du cinéma à franceinfo. Chacun des 35 épisodes s'articule autour d’une thématique.

Le réalisateur américain Terrence Malick à Austin, au Texas, en novembre 2012.
Le réalisateur américain Terrence Malick à Austin, au Texas, en novembre 2012. (GARY MILLER / FILMMAGIC)