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Mon député en stage d'entreprise

Députés et sénateurs sont, pour la plupart, actuellement absents de Paris. Ce sont les vacances parlementaires mais pas pour tout le monde. Certains ont en effet décidé de passer la semaine en entreprise.

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L’opération est baptisée ‘Moi parlementaire, une semaine dans les pas d’un dirigeant’. Elle est organisée par l’association Entreprises et Progrès, et le CJD (Centre des Jeunes Dirigeants d’Entreprises).

Principe : une centaine de députés et sénateurs en stage d'une semaine aux côtés d'un Pdg. Objectif : permettre aux deux parties de se découvrir mutuellement, donner aux parlementaires l’occasion de mieux cerner les besoins des entreprises.

Ne pas connaître suffisamment le monde entrepreneurial est un défaut qui est souvent reproché aux politiques. Il faut savoir que seuls 10% de ces élus, qui légifèrent et votent les lois, ont une expérience directe de l’entreprise. Sur 577 députés, cela fait une grosse cinquantaine, ce qui est finalement assez peu.

 

On comprend bien l’enjeu de cette initiative qui est de réunir deux mondes que parfois beaucoup de choses séparent. Mais est-ce que cela fonctionne concrètement ? N’est-ce pas une simple opération marketing ?

 

On peut retenir quelques exemples concrets de l’édition 2014 dont un en particulier : la simplification de la fiche de paie. La proposition avait été portée par le député socialiste des Côtes d’Or Laurent Grandguillaume après son stage d’observateur intensif d'une semaine chez Nature et Découvertes.  

Bien sûr, les questions et législations concernant l’entreprise ne peuvent pas être réglées comme cela, mais c’est une manière de confronter les décideurs sur la réalité des dossiers de manière plus pragmatique et plus sympathique que lors de réunions formelles.

Certains détracteurs crieront au lobbying de la part des patrons qui infiltrent ainsi le monde politique.

A l'inverse, d’autres voudraient voir beaucoup plus de ‘’parlementaires-patrons’’ – voire des ‘’ministres-patrons’’.

Serait-ce l’idéal ? Pas forcément. Le mélange des genres n'a pas que des bons côtés, ne serait-ce que du point de vue de la démocratie. Et puis certaines expériences ont été tentées. On se souvient de Francis Mer (ancien patron d’Usinor) et Thierry Breton (ancien de France Telecom), ministres de l’Economie sous Jacques Chirac… des expériences peu concluantes qui n’ont pas été renouvelées.

A défaut de se mélanger, ces deux mondes doivent avant tout discuter. C'est le sens de l'opération qui a lieu cette semaine.

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