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Hausses du 1er janvier, baisse du pouvoir d'achat

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Quel sera l'impact des hausses du 1er janvier sur le porte-monnaie des Français? TVA à 7%, impôts, taxe sur les mutuelles ou sur les boissons sucrées... Ces hausses vont-elles affecter le pouvoir d’achat ? et contribuer à la récession ?
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Ce sont les ménages qui vont financer en grande partie la

la rigueur. Même si une partie des hausses du 1er janvier

concerne les entreprises, cela va se répercuter sur les

consommateurs. L'augmentation de la TVA de 5,5 à 7% par exemple se retrouvera intégralement sur les étiquettes d'ici un an, estime l'Insee. D'ici juin prochain, à elle seule, cette augmentation de la

TVA fera grimper l'inflation de 0.1 point  - sur 1.4 % attendu,

chiffre l'Insee.

Autre ponction dans le porte monnaie, les ménages vont payer plus

d'impôts. Hausse de l'impôt sur le revenu, sur les droits de

succession, de la CSG, hausse de la taxation de la plupart des revenus du patrimoine... Au total, les contribuables vont verser 3% d'impôt en plus sur les 6 premiers mois de 2012.

Comment cela va-t-il se traduire sur notre niveau de vie ?

Les Français vont perdre du pouvoir d'achat, entre -0.1 et - 0.4% au 1er semestre 2012, selon l’Insee.

Une baisse du niveau de vie, ce n’était plus arrivé depuis 2 ans.

Et c'est sans compter avec une TVA sociale, ou TVA

antidélocalisations. Nicolas Sarkozy semble vouloir la mettre en place

avant la présidentielle. Le chef de l'Etat l'a évoqué lors de ses vœux

aux Français. Bien sûr, cela permet de faire baisser le cout du

travail. Mais cela reste une hausse de la TVA. Cela  touche donc tous

les consommateurs et  réduit d'autant leur pouvoir d'achat.

On a beaucoup entendu que trop de rigueur risquait de mener à la

récession. Est-ce que ces efforts demandés aux ménages vont casser la croissance?

C’est la lueur dans le panorama bien sombre de ce début d’année.

Les ménages devraient continuer à consommer.  Peu, très peu, mais ils vont continuer, au même rythme que ces derniers mois.

La consommation devrait se maintenir à 0,1% au 1er semestre 2012,

prévoit l'Insee. Ce n'est pas grand chose. Mais c'est fondamental parce que, on le sait, en France ce sont les dépenses des ménages qui font  l'essentiel de la croissance.

Alors que les entreprises devraient tourner au ralenti, que le chômage

devrait augmenter, les ménages, eux, limiteront les dégâts.

Même avec un pouvoir d'achat en berne, ils ne feront pas plonger

l'économie française.

Certes ils ne parviendront pas à soutenir la croissance, mais

devraient jouer les garde-fous face à la récession.

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