Prenez soin de vous, France info

Prenez soin de vous. À qui parler du cancer du sein ?

Tous les jours, Edwige Coupez propose des clés et des conseils pour le bien-être au quotidien. Aujourd'hui, Il faut absolument prévenir le cancer du sein. Des femmes qui ont été atteintes de cette maladie témoignent.

Une femme passe une mammographie à l\'institut Paoli-Calmette à Marseille, le 9 octobre 2017.
Une femme passe une mammographie à l'institut Paoli-Calmette à Marseille, le 9 octobre 2017. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Alors que l'opération Octobre Rose a débuté lundi 1er octobre, pour sensibiliser les femmes sur l'importance du dépistage du cancer du sein, évoquons un réseau social dédié aux malades et à leur famille.

Fédérez-vous pour affronter la maladie. Je vais vous raconter l'histoire de Laure Guéroult Accolas. À 39 ans, en plein été, elle s'est découvert une boule dans le sein. Le diagnostic est tombé, cancer. Elle parle alors d'un tsunami et d'un sentiment extrême d'isolement. Elle vivait en plus à l'étranger. Les structures et les associations existantes étaient fermées. À son retour en France, elle a constaté que de nombreuses femmes s'étaient retrouvées comme elles seules et démunies, pas tant face aux traitements, mais plutôt face à des questions pratiques. Comment vivre avec ? Comment l'annoncer aux enfants, à son employeur ? Quels sont mes droits ? Comment se maquiller ? Où acheter une perruque? Où faire un tatouage d'aréole mammaire?

Elle a trouvé les réponses à travers les témoignages d'autres femmes. D'où son idée en 2014, de créer un réseau social, anonyme, sécurisé et gratuit pour accompagner le quotidien des malades et de leurs proches. Ça s'appelle Mon réseau cancer du sein. Laure Guéroult Accolas l'a pensé comme un carrefour d'informations. Des infos pratiques donc, comme les adresses de toutes les associations de soutien. Mais aussi des infos sur la maladie et sur les traitements. Qui sont validées par un comité scientifique, composé notamment de l'Institut Curie, de l'hôpital Gustave Roussy, de la Ligue et de l'Institut contre le cancer. Ce qui permet d'éviter toutes les dérives sur des traitements parallèles.

Un réseau pour se sentir mieux 

Comme tout réseau social, Mon réseau cancer du sein permet un partage d'expériences. Mais avec un droit à l'oubli garanti à 100% une fois le compte supprimé. Il est unique en son genre et rassemble près de 5 500 utilisateurs. Une communauté qui permet de rompre l'isolement et d'échanger avec des gens qui vous comprennent. Parler sans tabou fait beaucoup de bien, reconnaît Laure Guéroult Accolas

Des partages renforcés par le lancement d'une appli. Pour être encore plus dans le quotidien des patientes, qui s'échangent photos, petits et grands moments, comme les premiers cheveux qui repoussent ou les premières vacances. Chaque année, 59 000 nouveaux cas de cancer du sein sont détectés en France. Et la grande majorité peuvent se guérir : 86% des personnes sont en vie cinq ans après le diagnostic. Et un réseau identique pour les malades du cancer du poumon vient d'être lancé.

Une femme passe une mammographie à l\'institut Paoli-Calmette à Marseille, le 9 octobre 2017.
Une femme passe une mammographie à l'institut Paoli-Calmette à Marseille, le 9 octobre 2017. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)