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Le cimetière aux mammouths

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En remontant la filière de l'ivoire de Mammouth en Russie, on atteint un incroyable ossuaire préhistorique : cap sur les îles Liakhov, en Nouvelle-Sibérie.
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Radio France
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"Planète Géo" : une photo, un reportage, une carte ou un portrait issus du magazine "Géo". (ARTHUR DEBAT / GETTY IMAGES)

 Ces îles glacées bordent le couloir maritime qui relie l’Atlantique au Pacifique, le long de la côte sibérienne.

Depuis quatre siècles, elles attirent les explorateurs de gisements d'ossements d’ivoire.

On  trouve des crânes, un vaste cimetière à ciel ouvert de mammouths datant d’environ 10.000 ans avant notre ère. Des vestiges de mastodontes conservés au creux de falaises de pergélisol qui surplombent l’océan Arctique. A la belle saison, lorsque la terre dégèle, les squelettes apparaissent.. 

  (Ces falaises de pergélisol, dévoilent des restes très bien conservés. © Géo  Jean-François Lagrot)

Des mammouths en très bon état

Ce qui frappe, c’est l’état de très bonne préservation dans lequel on trouve ces restes de mammouths.

Avec le réchauffement climatique, la période de dégel s’est allongée, de plus en plus de vestiges apparaissent et ça fait le bonheur des chasseurs d’ivoire : il suffit alors de se baisser pour ramasser des trésors incroyables , comme une canine de tigre à dents de sabre.

  (Comme Semon, beaucoup viennent du continent pour la chasse aux mammouths. © Géo  Jean-François Lagrot.)

Chasseurs d'ivoire et scientifiques côte à côte

600 euros le kilo, la traque du mammouth rapporte effectivement, il suffit d’obtenir un permis car la vente n'est pas interdite puisqu'elle ne menace pas une espèce en voie de disparition! Et la science profite de ces chasseurs d’ivoire.

Le photographe- et vétérinaire- Jean-François Lagrot, a passé deux mois dans ce décor fantastique, en compagnie d’une équipe de paléontologues. Les conditions de vie pour les scientifiques sont rudes, après deux mois sur place, le retour était incertain, l’attente longue et épuisante. Une véritable aventure qu'il raconte dans le magazine http://www.geo.fr

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