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4G : l'UFC-Que Choisir porte plainte contre Orange et SFR

L'UFC-Que Choisir publie ce mardi une étude sur la 4G et pointe du doigt la communication des opérateurs sur cette technologie mobile de dernière génération. Antoine Autier, chargé de mission nouvelles technologies à l'UFC-Que Choisir, a relevé plusieurs problèmes sur les annonces relatives à la couverture et aux débits de la 4G.

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L'UFC-Que Choisir s'attaque à la 4G. L'association de défense des consommateurs a annoncé mardi le dépôt d'une plainte pour pratiques commerciales trompeuses contre les opérateurs Orange et SFR après avoir mené une enquête sur cette technologie mobile de dernière génération.

Les résultats de l'UFC-Que Choisir montrent de manière implacable que les consommateurs sont
éclairés à la lumière de l'imprécision.

Les cartes de couverture

Les informations fournies par les opérateurs sont
imparfaites. Du 3 au 17 octobre, l'accessibilité aux réseaux 4G de
Bouygues Telecom, d'Orange et de SFR a été testée à Paris en effectuant plus de
66.000 mesures sur 80 % de la voirie parisienne. Les résultats mettent en
évidence un décalage important pour deux opérateurs (Orange et SFR) entre les
cartes de couverture proposées sur leurs sites Internet et les cartes
d'accessibilité effective à leur réseau 4G.

Dans le détail, si Bouygues obtient un taux d'accessibilité
à la 4G de 99.4 %, Orange obtient un taux de 79.3 % et SFR de seulement 74.9 %
alors que les cartes de couverture présentes sur leur sites Internet laissent
entendre que la couverture est de l'ordre de 90 %-95 %.

Un décalage qui a poussé l'UFC-Que Choisir à porter plainte
contre Orange et SFR pour pratiques commerciales trompeuses sur ce point.

Pourquoi un test sur Paris ?

L'UFC-Que Choisir a choisi la ville de Paris pour ses tests en partant du principe que si elle mettait en
lumière des problèmes dans la capitale, qui est pour les opérateurs la vitrine de
leur couverture 4G, alors ces problèmes en toute vraisemblance devraient être
rencontrés ailleurs sur le territoire national.

L'association demande à l'ARCEP, l'autorité de régulation du
secteur des télécoms, de procéder sans délai à une vérification de l'ensemble
des territoires prétendument couverts en 4G afin de déterminer la mesure dans
laquelle les cartographies présentées par les opérateurs sont fidèles, ou non,
à la réalité.

Pas un mais trois débits

Il n'existe pas une 4G mais trois 4G, avec trois débits
maximums théoriques selon le type d'antennes exploité par les opérateurs
téléphoniques. Si vous captez la 4G sur un certain type d'antennes vous aurez
droit au meilleur de cette technologie, et si vous la captez sur un autre type
d'antennes, vous pourrez vous attendre à avoir accès à une 4G de moins bonne
qualité.

Les opérateurs ont tendance à sur-communiquer sur le
meilleur de la technologie 4G et à présenter la 4G comme s'il s'agissait d'une
technologie permettant d'atteindre un seul débit maximum théorique. Or cette communication n'est pas synonyme de transparence pour les consommateurs.

Des messages de consommateurs

L'UFC-Que Choisir commence à recevoir un nombre significatif
de messages de consommateurs qui soit constatent qu'ils ne captent pas la 4G
alors qu'on le leur avait promis lors de la souscription d'un abonnement 4G,
soit remarquent que les débits réels sont très loin d'être aussi mirifiques que
ceux évoqués par les opérateurs.

Face à de telles pratiques l'UFC-Que Choisir demande au
régulateur de mettre en place un Observatoire du déploiement de la 4G qui
veillerait à la conformité des annonces des opérateurs, et demande à l'ensemble
des pouvoirs publics de se saisir dès à présent le problème constitué par une
communication basée sur les débits maximums théoriques qui engendre un effet
déceptif pour les consommateurs.

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