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Faire confiance, se faire confiance, trois livres pour aider les enfants

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Comment faire confiance et se faire confiance ? Trois livres pour les années collège répondent à ces questions cette semaine dans "Les enfants des Livres".
Article rédigé par
Radio France
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Avant de faire confiance, se faire confiance. Marie-José
Auderset et Jacques Azam publient aux éditions De la Martinière Jeunesse Être
moi, mode d'emploi
. Maquette dynamique, textes brefs, petits encarts qui se
grignotent pour animer la lecture, textes psy à hauteur de pré ado et surtout
beaucoup de conseils pratiques et concrets pour passer à l'action et se faire
du bien. Trois chapitres : Tous pareils, tous différents, Ma famille et
moi et Moi et les autres. Et à la fin un bonus malin sous forme de test
intitulé Débusquez votre confiance en vous, malin car il n'y a pas de points à
calculer et de bonnes ou de mauvaises réponses, ce test-là permet de prolonger
la réflexion et la discussion une fois le livre refermé.

Faire confiance dans un monde de menteur. Chez le même
éditeur, un livre drôle comme tout invite à découvrir 50 portraits de menteurs,
de faussaires et d'usurpateurs à travers l'histoire. Il est signé Claire Didier
et Grégory Bricout et s'intitule tout simplement Le livre des grandes arnaques .
Vertigineuse galerie de portraits qui mêle arnaqueurs romanesques comme le
faux-monnayeur Bojarski, ou comme Victor Lustig, qui vendit rien moins que la
Tour Eiffel. Il y en a aussi pour la littérature et le jeu de miroir Gary/Ajar
dans lequel l'auteur de La promesse de l'aube finit probablement par se perdre
ou Jean-Claude Romand, faux docteur, vrai tueur, dont l'histoire fut
immortalisée  par la littérature et le
cinéma.

Enfin faire confiance à l'autre quand il est différent :
Syros publie un  dictionnaire complet,
intelligent, mais aussi vertigineux tant il regorge, en filigrane, de haines et
d'intolérances : Les mots indispensables pour parler du racisme . De A
comme Abolition de l'esclavage à Z comme Zoos humains en passant par Apartheid,
Ku Klux Klan ou Tsiganes, il est rédigé dans un registre extrêmement factuel,
afin de tenter d'opposer un peu de raison à l'irrationnel de ce sentiment qui
commence avec la phrase si commune : "Je ne suis pas raciste,
mais...
".

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