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Le chômage recule en France pour la première fois depuis trente mois

C'est ce que révèlent les chiffres publiés ce soir par Pole Emploi. 

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Cette fois, pas de bug à
l'horizon. Au mois d'octobre, le nombre de personnes inscrites dans la
catégorie A, c'est à dire sans aucun travail, a baissé de 0,6%. Cela
représente  20.500 demandeurs en
moins. Et cela fait deux ans et demi que cela n'était pas arrivé. Cette inversion
de la courbe, sur un mois, on la doit aux moins de 25 ans. Chez eux, le recul
est 2,5% en octobre. Recul qui s'observe d'ailleurs depuis le mois d'avril
grâce à la montée en puissance des contrats aidés.

En revanche, le
chômage augmente chez ceux qui travaillent à temps partiel ou seulement
quelques heures par mois.

+4% dans les
catégories B et C. Le gouvernement veut y voit un signe positif : celui d'une
reprise de l'activité, via l'embauche en intérim ou en contrats à durée
déterminée. Alors la tendance est elle en train de s'inverser. Eric Heyer, chef
économiste à l'OFCE, reste extrêmement prudent.

Les chiffres du
mois d'octobre confirment que la bataille pour l'emploi peut être gagnée
déclare ce soir François Hollande.

La marque Pyrex
va-t-elle redevenir américaine?

Célèbre pour son
plat à gratin, la marque Pyrex est sur le point d'être vendue. C'est ce qu'a
annoncé son propriétaire, le groupe français Arc international, en grande
difficulté. Selon le Figaro, des négociations exclusives seraient en cours avec
le fonds d'investissement américain Aurora. Située à Chateauroux, dans l'Indre,
l'usine qui fabrique la gamme Pyrex, emploie 400 personnes.

Et puis du travail
pour l'usine PSA près de Rennes.

C'est le site de La
Janais qui va fabriquer le nouveau monospace Peugeot. Sortie prévue fin 2016. 90
millions d'euros vont être investis sur le site qui tourne en sous régime
depuis plusieurs mois. Un plan de départ volontaire est en cours. Il touche
1400 des 5500 salariés de la Janais.

La France et la
Russie veulent commercer d'avantage.

Les dix dernières
années, les échanges commerciaux entre Paris et Moscou ont été multipliés par dix. Ils ont atteint 21 milliards d'euros l'an dernier, un record qui a permis à
la France de devenir le deuxième fournisseur de la Russie après l'Allemagne, en
Europe.

Une place que Paris
entend conserver.

C'est un défi car
sur les neuf premiers mois de l'année, les échanges sont repartis à la baisse.
-15% a annoncé ce matin la ministre du commerce extérieur qui assistait à un
Forum franco-russe organisé au siège du Medef à Paris. L'occasion de définir de
nouveaux partenariats, dont un stratégique pour les entreprises françaises. La
construction de trois lignes ferroviaires à grande vitesse en Russie avant le
Mondial 2018. Moscou-Saint Petersbourg. Moscou-Kazan et Moscou- Nijni-Novgorod.
Les contrats sont colossaux, plusieurs dizaines de milliards d'euros par ligne,
puisqu'ils incluent aussi la fourniture des rames, de la signalisation et
l'aménagement des gares. Alstom, la SNCF ou Bouygues sont en compétition avec
de grands groupes européens. Les entreprises françaises se tiennent prêtes a
rappelé ce matin la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq.

Réponse attendue en
février prochain. Pour intensifier les relations économiques entre les deux
pays, Paris attend aussi que Moscou augmente ses investissements en France. 2
milliards seulement l'an dernier contre 15 côté français. Mais pour cela, il
faudra faciliter l'obtention de visas de travail pour les hommes d'affaires
russes. Un véritable frein que souhaite lever la ministre du commerce
extérieur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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