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Sébastien Valiela, paparazzi : "Ni un artiste, ni un pestiféré "

Le Centre Pompidou-Metz consacre une exposition pluridisciplinaire sans précédent au phénomène et à l'esthétique de la photographie paparazzi à travers plus de 600 œuvres (photographies, peintures, vidéos, sculptures, installations...). Le paparazzi Sébastien Valiela est l'auteur des photos de François Mitterrand et de Mazarine Pingeot en 1994 et de celles de l'affaire François Hollande/Julie Gayet. Certaines de ses photos sont présentées dans cette exposition.

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Parcourant un demi-siècle de photographies de stars, l'exposition se penche sur le métier de chasseur d'images, en abordant les rapports tout aussi complexes que passionnants qui s'établissent entre le photographe et la célébrité, jusqu'à révéler l'influence du "phénomène paparazzi" sur la photographie de mode.

En associant les grands noms de la discipline, tels Tazio Secchiaroli, Ron Galella, Pascal Rostain et Bruno Mouron, à des œuvres de Richard Avedon, Raymond Depardon, William Klein, Gerhard Richter, Cindy Sherman ou encore Andy Warhol, qui se sont interrogés sur ce mythe moderne, l'exposition Paparazzi ! Photographes, stars et artistes a pour ambition de définir les caractéristiques d'une esthétique paparazzi.

Sébastien Valiela était étonné qu'on lui demande ses photos pour cette exposition. "Il y a un an et demi quand on a commencé à me parler de cette exposition j'ai été très surpris, puis amusé. J'ai vu le travail qu'ils ont fait, c'est formidable. L'exposition est agréable à regarder. "

"Souvent ce sont plutôt des artistes qui sont exposés dans les musées et je ne me considère pas comme un artiste, ni comme un pestiféré, même si certains photographes me regardent de haut. "

Sébastien Valiela explique que la façon de travailler n'est pas la même en France qu'aux Etats-Unis. "On a plutôt de bonnes relations avec les stars américaines et ils nous laissent faire des photos. Ils ont compris que quand on est une star, on ne peut pas juste se servir des médias au moment de la promotion et les attaquer ensuite. Il n'y a qu'en France où les gens peuvent se servir de leur célébrité uniquement quand ils en ont envie et quand ils ont décidé que c'était fini il ne faut plus venir les voir. "

La liberté de la presse a évolué, et devient de plus en plus importante, explique Sébastien Valiela. "Il y a 20 ans, pour placer des photos de Mazarine il fallait demander au président. Ce qui est pour moi étonnant et peut-être unique car il y a peu de pays où cela se passe comme ça. Maintenant, avec internet, c'est plus difficile de cacher les choses. "

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