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Le Geek de A à Zeid : Overclocking

Tout l'été avec Jean Zeid, France Info décrypte les expressions issues des nouvelles technologies et qui se sont peu à peu imposées, parfois jusque dans les pages des bons vieux dictionnaires. Le mot du jour : overclocking.
Article rédigé par Jean Zeid
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
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Qui peut le moins, peut le plus. Si généralement, la vérité est totalement inverse, en informatique, il n’en est pas toujours ainsi. En français, “overclock' peut être traduit par “surfréquence”.

Par extension, l'overclocking permet théoriquement de faire fonctionner un composant : processeur, carte graphique, mémoires vives et même souris parait-îl à une vitesse, à une fréquence, supérieure que celle spécifiée par le constructeur.

La raison est assez simple à comprendre : faire des économies en repoussant les limites de la machine, obtenir un gain de performance sans avoir à piocher à nouveau dans le portefeuille. Une manière de hacker, de pirater le matériel parfaitement déconseillé mais qui permet d’en avoir plus pour son argent.

Sauf que l'overclocking n'est pas une science exacte et que l’ennemi du bidouilleur de PC, c’est la chauffe et par extension, l’incendie.

Pour contrer le réchauffement informatique, des solutions de refroidissement ont fait leur apparition : outre le ventilateur XXL, certains ont imaginé des systèmes de refroidissement à eau, azote voir hélium liquide. Des chercheurs sont même allés, à l’aide d’un laser, jusqu’à refroidir un semi-conducteur à -269° soit très proche du zéro absolu.

Car qui dit température plus élevée dit généralement bruit supérieur sans oublier la perte de garantie, une stabilité aux fraises,  voir un ordinateur bon à jeter à la poubelle.

A coups d’azote liquide ou d’air frais, cette pratique aussi vieille que le PC attire les passionnés d’informatique. Il existe même des compétitions en la matière. Les amoureux d’overclocking seraient 18.000 dans le monde et plus de 600  en France

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