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Le brief politique. Chez les Républicains, l'heure de la clarification a sonné

Le sort de plusieurs figures des Républicains doit être tranché ce mardi par un bureau politique, qui pourrait les sanctionner voire les exclure pour leur ralliement à Emmanuel Macron ou leur proximité affichée avec la nouvelle majorité.

Article rédigé par franceinfo, Julien Langlet
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
  (PATRICK KOVARIK / AFP)

Le parti Les Républicains est il à l'article de la mort ? Non, bien sûr, mais il n'est pas "très bien". Ce mardi 11 juillet se tiendra dans la soirée un bureau politique, lequel devrait sonner l'heure de la clarification. Sur le banc, cinq accusés : Edouard Philippe, Gérald Darmanin Thierry Solère, Sébastien Lecornu et Franck Riester. Sans doute leur sera-t-il fait l'article sur la loyauté en politique. Pour le député de l'Yonne, Guillaume l'arrivée, ils ont franchi la ligne : "Lorsqu'on joue au football et que l'on appartient à une équipe, on ne choisit pas au milieu du match de changer d'équipe pour aller dans l'équipe adverse. En politique, c'est comme dans le sport, il y a des règles. Aussi, ceux qui ont fait le choix de la soumission à l'Elysée et à Matignon n'ont pas vocation, par définition, à rester membres de la principale force d'opposition que nous sommes."

En clair, les constructifs risquent l'exclusion. Et le parti fondé par Jacques Chirac et Alain Juppé risque, lui, l'implosion, regrette Pierre-Yves Bournazel, député de Paris qui risque lui aussi l'exclusion :"Jacques Chirac a construit l'UMP en rassemblant des gaullistes, des libéraux, des démocrates sociaux, des radicaux. Chacun pouvait avoir une sensibilité politique. Certains veulent faire taire les sensibilités politiques. Nous, nous sommes des libéraux sociaux, des européens et des humanistes, nous entendons faire entendre notre voix à l'Assemblée nationale et dans le pays et je regrette que certains veulent la faire taire." Les exclus n'excluent pas, si ils le sont vraiment, de lancer un nouveau mouvement.

La note du brief

La note du jour est une note salée. Elle revient au jeune homme qui, dans un avion, avait photographié Jean-Marie Le Pen dans les bras de Morphée, avant de poster la photo sur les réseaux sociaux accompagné d'un commentaire politique. La cour d'appel de Paris l'a condamné à verser 3 000 euros de dommages et intérêts au président d'honneur du FN pour atteinte à la vie privée. Les malheurs d'un selfie, en somme.

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