"Le monde de la propreté est un marché drivé par le prix", regrette Frank Lacroix, PDG d’Elior Services

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Elior Services, un des leaders du nettoyage, veut proposer des services plus élaborés, donc mieux rémunérés, pour augmenter davantage ses salariés. 

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Radio France
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Frank Lacroix, PDG d’Elior Services. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, ils sont particulièrement mobilisés. Les salariés du secteur de la propreté aimeraient, eux aussi, mieux gagner leur vie. Invité éco de franceinfo lundi 21 février, Frank Lacroix, PDG d’Elior Services, un des leaders du secteur, affirme qu’il veut donner plus de valeur à ce métier et regrette que le marché du nettoyage soit "drivé par le prix".   

La filiale du groupe Elior emploie 21 000 salariés, sur 2 400 sites en France. Ce marché est perçu "comme une espèce de commodité de petite valeur" : "Quand nos clients font des appels d’offre, ils ont de plus en plus d’exigences, mais en même temps, ils mettent une pression en matière de prix qui est extrêmement importante". Le dirigeant d’Elior Services estime qu'"il faut que l’ensemble des acteurs autour de ces enjeux de nettoyage et de bionettoyage prennent leur part".  

Des services plus élaborés et mieux rémunérés  

Pour son groupe, il voit une solution : "créer plus de valeur" chez les clients, avec des services plus élaborés, et donc mieux rémunérés, "en profitant de ce qui s’est passé pendant cette crise pour apporter autre chose que simplement la propreté du bâtiment". Il propose de "mettre des capteurs dans les bâtiments pour mesurer toute une série d’éléments dans l’air, en mesurant l’indice de confinement, l’indice de transmission virale, l’indice de qualité de l’air".  

À cette condition, selon Frank Lacroix, Elior Services pourra augmenter davantage ses salariés, globalement peu qualifiés et avec de petits salaires : "Pour augmenter nos collaborateurs, il faut que l’entreprise ait plus de revenus. Et pour qu’elle ait plus de revenus, il faut qu’elle crée plus de valeur chez ses clients". En attendant, il souhaite que les négociations au niveau de la branche "soient à la hauteur des enjeux du moment" : "On ne s’est pas décroché du Smic, ni à la hausse ni à la baisse mais il faut aller plus loin".

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