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Crise grecque : "Les créanciers de la Grèce doivent devenir ses investisseurs" (G.Colletis)

Gabriel Colletis, professeur d'économie à l'université de Toulouse, conseille le gouvernement d'Alexis Tsipras. Sur France info, il donne son point de vue sur la crise grecque et propose des solutions.
Article rédigé par Jean Leymarie
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Gabriel Colletis, professeur universitaire à Toulouse, conseille le gouvernement Tsipras sur les questions d'économie © maxPPP)

Gabriel Colletis est en contact avec Syriza depuis 2012 et il conseille le gouvernement grec d'Alexis Tsipras sur les questions relevant de sa spécialité, l'économie. Ce professeur à l'université de Toulouse était l'invité de France Info lundi. Cet expert donne son point de vue et ses solutions pour sortir la Grèce d'un bras de fer interminable avec ses créanciers.

Selon Gabriel Colletis, la Grèce n’a pas l’intention de sortir de la zone euro, car le pays "a une base agricole et industrielle très faiblement développée" . L’essentiel de ce que les Grecs consomment explique-t-il, "ils l’importent" .

"Si la Grèce devait être boutée hors de la zone euro (…) le prix des importations exploserait. Cela entraînerait "un second choc de pauvreté".

Le professeur d'économie qui dispense des conseils au gouvernement grec estime que c’est la politique d’austérité mise en place qui a conduit à "une explosion de la dette".

"Chacun sait qu’elle ne pourra pas être remboursée."

Au-delà de l'état des lieux de la crise grecque, Gabriel Colletis propose à l’équipe d’Alexis Tsipras une formule originale. Il s'agit "d'alléger la dette grecque sans l'annuler". Le moyen : transformer les créanciers en investisseurs, de les convaincre de "renoncer provisoirement à leurs créances" et d’œuvrer pour le développement de l’économie locale.

"La dette doit être considérée comme un potentiel d'investissement. On va donc proposer aux créanciers de la Grèce de se comporter comme de véritables investisseurs. Ils renoncent provisoirement à leurs créances. Et ils incitent les Grecs à investir dans leur propre économie et à la développer." 

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