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Le 5 juin 2032, un monde meilleur

La fondation Nicolas Hulot publie un journal imaginaire. Le matin du 5 juin 2032, les terriens se réveillent dans un monde moins pollué. La révolution énergétique est en marche.
Article rédigé par Jean Leymarie
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min
Franceinfo (Franceinfo)

Le 5 juin 2032 est une belle journée, chaude, ensoleillée. A Paris, il va faire 33 degrés. En Bretagne, 32 degrés. En Alsace, la centrale nucléaire de Fessenheim commence une nouvelle vie. Quinze ans après sa fermeture, elle devient une piscine olympique. Le bassin de désactivation du combustible usagé est maitenant une base de loisirs. Les enfants plongent dans le grand bain. L'an prochain, les championnats du monde de natation se dérouleront au pied de l'ancienne centrale.

Cette histoire appartient peut-être au futur. La fondation Nicolas Hulot vient de publier un vrai-faux quotidien, distribué avec le magazine Terra Eco. En huit pages, l'organisation écologique imagine la France et le monde dans vingt ans, comme si nous y étions déjà. Ce journal est rempli de bonnes nouvelles. La révolution énergétique commence à porter ses fruits.

La ville "légère" se développe. Sur un schéma, nous découvrons une nouvelle salle de gym : l'énergie liée aux mouvements des sportifs crée de l'électricité qui alimente la salle et les commerces voisins. Sur les trottoirs, c'est le même principe : l'énergie du déplacement des piétons est récupérée. Elle alimente l'éclairage public. Tout est fait pour moins consommer. Dans les maisons aussi : un "plan Marshall de l'isolation" a été lancé. Partout en France, des logements sont rénovés. Des spécialistes traquent les fuites de chaleur et les courants d'air. Les résultats sont là : dans vingt millions de foyers, la facture de chauffage est allégée. Pas plus d'un euro par jour.

A l'étranger également, les changements sont immenses. A Pekin, la pollution est un mauvais souvenir. Le gouvernement chinois a fermé les autoroutes périphériques. Il les a végétalisées. Et maintenant, il interdit les voitures dans un rayon de 50 km autour de la Cité impériale.

Il y a d'autres exemples encore, en Inde ou au Mali. Dans l'éditorial de ce journal fictif, Nicolas Hulot explique sa démarche : le saut dans le temps doit nous donner du courage. D'après lui, beaucoup de changements positifs sont déjà engagés. Il faut juste aller plus loin. La crise est une chance, dit-il. L'occasion de "changer de logiciel".

Si vous trouvez ce journal imaginaire du 5 juin 2032, gardez le. Dans vingt ans, vous l'ouvrirez. Vous verrez si Nicolas Hulot avait raison. S'il était naïf ou visionnaire.

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