Martin, 19 ans : "La politique est trop souvent déconnectée de la réalité scientifique"

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Tous les jours, Manon Mella donne la parole aux jeunes de 18-30 ans. Mardi 25 janvier, rencontre avec Martin, 19 ans, étudiant à Nancy.

Article rédigé par
Manon Mella - franceinfo
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Martin, 19 ans, étudiant en classe préparatoire à Nancy. (Martin)

Martin, 19 ans, vit à Toul, en Lorraine. La semaine, il est en internat à Nancy en classe préparatoire. Il espère intégrer l’Ecole normale supérieure pour devenir plus tard ingénieur. Si sa première préoccupation reste l’environnement, Martin ne se retrouve pas pour autant dans le programme des écologistes.

"Je ne vote pas pour les écologistes parce que selon moi leur politique est beaucoup trop punitive."

Martin, 19 ans

à franceinfo

Le principal point de désaccord pour Martin, c'est le nucléaire. Alors que le candidat EELV Yannick Jadot a annoncé vouloir en sortir, pour le futur ingénieur, ce serait une erreur : "La solution pour une énergie propre, c'est le nucléaire. Or, ce ne sont pas les écologistes qui défendent cette cause-là".

En tant que futur ingénieur, "j'encourage le progrès et j'ai envie de faire partie de cette révolution qui va peut-être avoir lieu, une révolution qui donnera des objets beaucoup plus en harmonie avec l'environnement".

"Avec mon emploi du temps, j'ai choisi de privilégier mes études plutôt que la politique."

Martin, 19 ans

à franceinfo

"Plus la présidentielle approche, plus je m'y intéresse", déclare Martin. "C'est normal d'aller voter en connaissance de cause. J'ai envie de faire un choix éclairé. Pour l'instant, aucun candidat n'apparaît pour moi être celui que j'ai envie de soutenir en priorité."

"Je ne me retrouve pas trop en politique mais je vais quand même aller voter, je prends cela au sérieux."

Martin, 19 ans

à franceinfo

Pour Martin, les décisions politiques qui sont prises se sont pas assez en lien avec la science : "La politique est trop souvent déconnectée de la réalité scientifique et ça me fait perdre foi en la politique". Malgré cela, "je continue d'aller voter malgré tout pour être sûr de rester avec une politique qui, sans être la meilleure au monde, ne soit pas la plus dangereuse pour le pays selon moi".

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