Cet article date de plus de huit ans.

Aller simple pour la Californie

La valeur n'attend pas le nombre des années. Parti en pionnier à 22 ans monter sa société dans l'ouest américain, le Tourangeau Benoît Cerceau et ses équipes accueillent chaque année 50.000 touristes francophones, qu'ils baladent à travers les grands espaces, de Los Angeles à San Francisco.
Article rédigé par Emmanuel Langlois
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 5 min
  (Benoît Cerceau vit son rêve américain © DR)

Benoît Cerceau avait huit ans lorsque est née, d'une amitié, sa passion pour les États-Unis. "Un Américain de mon âge avait emménagé juste à côté de chez moi en Touraine, se souvient le Français. Une fois qu'il est parti, je l'ai rejoint et j'ai traversé avec lui et sa famille toute l'Amérique profonde, en voiture, de l'Indiana à l'Illinois, dans les champs de maïs du Middle West ."

  (Le cable car de San Francisco © Photo : Antoine Denoix)

Son BTS tourisme en poche, Benoît commence par se faire une expérience à Paris, comme vendeur chez un tour-opérateur spécialisé dans l'aventure sur mesure. "C'est là que j'ai fait mes premières armes, reconnaît-il, sur la façon de fabriquer un voyage. On a la chance d'être en vis-à-vis avec le client, on explique pas mal de choses mais on apprend beaucoup de lui en retour. C'est très enrichissant. " A 22 ans, avec 150.000 dollars, le prix de l'appartement qu'il vient de revendre en banlieue, le Français fait le grand saut. Il s'installe en Californie : "Il y avait plus d'opportunités à l'époque, New York était déjà saturé. Je voulais être le pionnier de quelque chose ."

  (Benoît Cerceau en Californie © DR)

Benoît Cerceau crée une première société, "Cali'fun", une agence spécialisée dans l'organisation de séjours pour touristes francophones dans le grand ouest américain. Dix ans plus tard, la compagnie travaille avec 500 prestataires, du chauffeur à l'hôtelier, et emploie 30 personnes. "J'aime donner leur chance à de jeunes Français qui sortent des études et viennent en stage, mais on embauche plutôt des Américains. Le sponsoring aux États-Unis, c'est très long et très coûteux pour une entreprise ."

Sur sa lancée, le jeune homme monte une autre société, "On spot", sorte de concierge personnel numérique : "L'idée, résume Benoît, c'est que c'est de plus en plus facile de voyager par soi-même aux États-Unis grâce aux outils sur Internet. Mais c'est important d'avoir une sorte de filet, un agent de voyage virtuel sur son smartphone qui va vous aider par exemple à trouver le bon restaurant autour de vous, pour fêter l'anniversaire de votre ado. " Au cœur de la Silicon Valley, Benoît Cerceau, 32 ans, cultive son côté beau gosse. Il n'a pas eu trop de soucis pour lever plusieurs millions de dollars pour ce projet.

  (Benoît Cerceau, le beau gosse de San Francisco © DR)

10 ans après son arrivée, le Français s'est fait sa place au soleil de Californie

Plein d'assurance comme le sont les Américains, le Français assure qu'il est devenu un élément incontournable du tourisme là-bas. Ses deux sociétés affichent 50.000 clients à l'année avec des demandes parfois extravagantes : "Un richissime Russe a voulu un jour privatiser une partie du parc Disney de Los Angeles pour lui et son épouse, et y rencontrer Julia Roberts. " Benoît Cerceau et ses équipes avaient réussi à tout organiser, même la venue de l'actrice, mais le voyage a été annulé au dernier moment par les deux époux, sans vraie raison.      

Lui écrire 

  (Les "painted ladies" de San Francisco © DR)

Aller plus loin

Sa société Cali'fun 

Retrouvez ce portrait sur Vivre à l'Etranger.com, le site de la mobilité internationale du groupe Studyrama

  (Beverly Hills © DR)

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