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Expliquez-nous... La réglementation concernant le stationnement des deux-roues motorisés

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Alors que le stationnement des motos et scooters sera payant à partir des 2 et 3 avril dans deux communes du Val-de-Marne (Vincennes et Charenton-le-Pont), focus de franceinfo sur la réglementation concernant le stationnement des deux roues motorisés. 

Article rédigé par
Emilie Gautreau - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Des deux roues à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), le 24 janvier 2018. (MAXPPP)


Le stationnement des deux-roues motorisés relève, entre autres, du code de la route. L'article R417-10 précise qu'un deux roues qui stationne sur un trottoir est considéré comme "gênant la circulation publique".

Par ailleurs, les deux roues, comme les autres véhicules, ne peuvent stationner, entre autres:
- Sur les emplacements réservés (que ce soit aux bus, aux taxis, aux véhicules d'autopartage)
- A des endroits où ils empêchent d'accéder à un autre véhicule en stationnement
- Sur les places réservées aux personnes handicapées
- Sur les bandes d'arrêt d'urgence
- En zone livraison
- Sur les aires piétonnes, sauf mention contraire

La règle générale pour éviter tout ennui était jusqu'ici, où que ce soit en France, de privilégier les emplacements réservés, gratuits -mais en nombre souvent insuffisants déplorent les motards- ou se garer sur les places, payantes, pour automobilistes (aux mêmes conditions en principe que les voitures). 

De la réforme du stationnement payant sur la voirie aux mesures spécifiques aux deux-roues motorisés

A Charenton-Le-Pont, à Vincennes, les conducteurs de motos et scooters devront désormais, pour être en règle, stationner systématiquement sur des places dédiées et payantes. Cette mesure a été permise par la réforme du stationnement payant sur la voirie, entrée en vigueur au premier janvier et qui a octroyé aux communes ou aux communautés de communes une maîtrise complète du service public du stationnement.

Depuis le premier janvier, l'amende pénale liée au stationnement a disparu, remplacée par une redevance d'occupation du domaine public: un forfait post stationnement et des amendes variables selon les villes.

Rien n'interdit donc à des communes de faire payer le stationnement des motos et scooters, à un tarif et selon des modalités spécifiques.

D'autres villes pourraient-elles suivre?

La mairie de Paris répète qu'il n'est pas question de rouvrir ce dossier qui a déjà été arbitré mais de mener en revanche une politique visant à "sanctuariser" les trottoirs pour qu'ils soient véritablement réservés aux piétons. Même politique à Bordeaux où l'idée est plus de développer des aires de stationnement dédiées, gratuites, ainsi qu'à Nantes où la ville met en avant 690 emplacements gratuits dédiés aux deux roues. La Fédération des Motards en colères jugeait cela dit en juin dernier 70% des places qu'elle avait testées peu utilisables ou dangereuses.

A Strasbourg, rien ne semble définitivement tranché. Faire payer le stationnement des motos pour encourager leur rotation pourrait être envisagé si l'occupation des trottoirs posait un jour rellement problème.

Ailleurs dans le monde

A Tokyo, les deux roues doivent être garés dans des parkings spécifiques, payants.

Des aires payantes dédiées pour motos et scooters sont envisagées dans certaines villes suisses et ont été instaurées à Londres, dans le quartier de Westminster, avec plusieurs types de forfaits.

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