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Chroniques du ciel. L'aviation de chasse et la maîtrise de l'air lors de la Grande Guerre, une époque de légende

C’est à Verdun qu’est née la chasse française. Dix-huit escadrilles et les plus grands pilotes y ont combattu, participant largement à la victoire finale. Retour sur une épopée héroïque.

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Le pilote français Georges Guynemer dans son biplan Spad II le 11 septembre 1917.
Le pilote français Georges Guynemer dans son biplan Spad II le 11 septembre 1917. (AFP PHOTO)

Avant la Première Guerre mondiale, l'aviation était sportive. Une aviation faite de records et d’exploits. Puis on s’est servi des avions pour voler au-dessus des champs de bataille et permettre l'observation.

La première aviation militaire a été l'observation

Puis en octobre 1914, un équipage français a réussi sur un biplan Voisin à abattre un avion allemand, un Aviatik. L'équipage était composé du sergent Joseph Frantz et du caporal Louis Quenault. Franz pilotait et Quenault tirait. Ce fut la première victoire aérienne de l’histoire.

"L’aviation, c’est du sport. Pour l’armée, c’est zéro !", déclarait cependant le général Foch peu avant le conflit. En septembre 1914, ce sont pourtant bien des avions qui, ayant repéré le changement de direction des armées allemandes, permirent de lancer à temps la contre-offensive sur la Marne et de sauver Paris. C’est à cette époque qu’un certain Roland Garros a inventé un système où les mitrailleuses étaient capables de tirer à travers l'hélice.

À partir de 1915, la chasse aérienne a évolué

Et elle a fait naître un concept humain, le concept du pilote de chasse, l'as de la chasse, certains pilotes ont commencé à démontrer des capacités de pilotage et des qualités pour tirer juste et précis. En France, était considéré comme un as celui qui avait acquis plus de cinq victoires aériennes, chez les Allemands, on les appelait les "experts".

En Allemagne, le pilote de chasse le plus emblématique était un garçon très élégant, beau gosse, il s’appelait Manfred von Richthofen, et on l’avait surnommé le "Baron rouge", parce qu’il faisait peindre ses avions de rouge. La légende dit que si Richthofen, faisait peindre ses avions en rouge, c’était pour être reconnu de ses pilotes alliés et pour qu’on ne voit pas couler le sang sur la cellule de l’avion s’il devait être touché en vol. Les duels entre cocardes tricolores et croix noires forgent la légende des As de la chasse.

Georges Guynemer (1894-1917). Dès le début de la guerre, il souhaite s’engager. Trop chétif, les médecins militaires le déclarent inapte. Déterminé, il se rend à l’école d’aviation de Pau. 
Georges Guynemer (1894-1917). Dès le début de la guerre, il souhaite s’engager. Trop chétif, les médecins militaires le déclarent inapte. Déterminé, il se rend à l’école d’aviation de Pau.  (ARMÉE DE L'AIR)

En France, ils se nommaient René Fonck, Charles de Tricornot de Rose, Roland Garros, Adolphe Pégoud, Charles Nungesser ou Georges Guynemer, pour n’en citer que quelqu’un. Georges Guynemer, était un jeune homme chétif, de bonne famille, dont l’engagement fut refusé à plusieurs reprises, mais qui à force de persévérance deviendra, l’un des pilotes les plus redoutés des Allemands. Cet as remporta une trentaine de combats aériens.

Mais à la fin de la guerre, Guynemer n’est pas rentré

Abattu par les Allemands le 11 septembre 1917, près de la Belgique. On ne retrouva ni son corps, ni son avion. Guynemer est devenue une légende, le saint patron de l’Armée de l’air. Guynemer s’était fabriqué une devise, elle tenait en deux mots : "Faire face".

Le pilote français Georges Guynemer dans son biplan Spad II le 11 septembre 1917.
Le pilote français Georges Guynemer dans son biplan Spad II le 11 septembre 1917. (AFP PHOTO)