LFI ne doit plus se structurer "comme un outil de campagne pour Jean-Luc Mélenchon", plaide Raquel Garrido

La députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis était l'invitée du "8h30 franceinfo" dimanche 22 octobre.
Article rédigé par France Info
Radio France
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Raquel Garrido, députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis, était l'invitée du "8h30 franceinfo" dimanche 22 octobre. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Raquel Garrido, députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis, était l'invitée du "8h30 franceinfo" dimanche 22 octobre. Conflit Israël-Hamas, divisions au sein de La France insoumise… Elle répondait aux questions d'Agathe Lambret et Jean-Rémi Baudot.

"Il y a une forte aspiration à changer notre mode de fonctionnement"

La France insoumise multiplie les désaccords en interne depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, Jean-Luc Mélenchon ayant notamment refusé de qualifier le Hamas de groupe terroriste. "Il y a une forte aspiration à changer notre mode de fonctionnement, assure Raquel Garrido. Jusqu'à présent, La France insoumise a été structurée comme un outil de campagne présidentielle pour Jean-Luc Mélechon, ça ne peut pas durer comme cela. Les militants, les cadres, les députés, l'électorat insoumis veulent que nous changions notre façon de faire", insiste la députée de Seine-Saint-Denis.

La députée, qualifiée de frondeuse au sein de La France insoumise, avait déjà jugé que Jean-Luc Mélenchon "n'avait fait que nuire" au mouvement ces derniers mois. Elle ajoute : "Jean-Luc Mélenchon a de loin cherché à mettre des coins entre nous et les organisations syndicales et entre nous et les autres partis de la Nupes". Jean-Luc Mélenchon "aura toujours une influence mais je lui demande de se poser la question de savoir comment il utilise cette influence", plaide Raquel Garrido.

À quatre ans de l'élection présidentielle, "La France insoumise doit dire comment elle compte désigner l'équipe va accéder à l'Elysée", conclut la députée insoumise.

Conflit Israël-Hamas : "Incarner une meilleure responsabilité"

"Il y a une difficulté à calibrer la parole insoumise aujourd'hui à la direction", reconnaît Raquel Garrido, alors qu'une manifestation se tient dimanche à Paris pour "la fin des massacres à Gaza" et la demande "d'un cessez-le-feu immédiat" dans le conflit entre Israël et le Hamas. "J'essaie, avec d'autres, d'incarner une meilleure responsabilité", poursuit la députée. Le rassemblement de ce dimanche est organisé par le "collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens", qui réunit une quarantaine d'organisations marquées à gauche, et notamment La France insoumise. Les partis communiste, socialiste et écologiste, eux, ne s'associent pas à la manifestation.

"Si, quelque part, il y a un Insoumis qui, à tort, à cause de ces erreurs de calibrage de mots, a cru qu'il y avait à La France insoumise une quelconque complaisance avec la violence, alors il s'est trompé d'endroit", insiste-la députée. "Je l'ai déjà dit, je pense que le Hamas est une organisation terroriste", tient à rappeler Raquel Garrido, alors que La France insoumise se déchire depuis le début de l'offensive du Hamas en Israël, le 7 octobre dernier, sur la façon de qualifier l'organisation palestinienne. "Il faut mettre sur le même plan les victimes israéliennes et palestiniennes", répète la députée de Seine-Saint-Denis, pour qui cette "controverse n'a aucune logique".

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