Quand "nous achetons du gaz à Poutine nous finançons son effort de guerre en Ukraine", souligne Julien Bayou, secrétaire national EELV

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Julien Bayou réclame que l'Etat "pèse pour que Total se retire de ses activités en Russie".

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Le secrétaire national d'EELV Julien Bayou à Paris le 17 octobre 2021. (SERGE TENANI / HANS LUCAS)

Au 19e jour de guerre en Ukraine, et alors que le pays est toujours en proie aux bombardements russes dans de nombreuses ville du pays, Julien Bayou, secrétaire national EELV, estime sur franceinfo lundi 14 mars que "chaque jour que nous achetons du gaz à Poutine, nous finançons son effort de guerre". Il réclame que l'Etat "pèse pour que Total se retire de ses activités en Russie".

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Face à l'invasion russe en Ukraine, Julien Bayou appelle à ne pas rester les bras croisés : "Nous plaidons avec Yannick Jadot depuis longtemps pour une Europe de la défense, une réponse très ferme et une indépendance énergétique", précise-t-il.

"Yannick Jadot dit souvent qu'il vaut mieux dépendre du vent que de Vladimir Poutine. Ça pouvait sembler un peu abstrait il y a quelques mois, aujourd'hui on est en plein dans le mille."

Julien Bayou, secrétaire national d'EELV

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Concernant la dépendance de la France au gaz russe, le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts estime que l'Etat finance "l'effort de guerre en Ukraine". "Il n'y a pas de paix, de démocratie, de sécurité en Europe si l'Ukraine n'y a pas droit", martèle Julien Bayou. "C'est véritablement un conflit qui doit mobiliser l'Europe toute entière et donc ça nécessite de faire des choix et de pouvoir organiser l'embargo."

Pour Julien Bayou, l'idée de baisser d'un ou deux degrés le chauffage dans les foyers est un "gadget". Selon lui, c'est ignorer "la situation des Français, qui pour beaucoup vivent dans des passoires energétiques", poursuit le secrétaire national EELV. "Il y a plus de trois millions de ménages qui sont en précarité énergétique. Donc, on va dire quoi ? 'Arrêtez de vous chauffer' alors qu'ils dépensent déjà trop et qu'ils doivent arbitrer entre des loisirs, la santé et l'alimentation de leurs enfants ? Ce n'est pas une bonne solution", fustige Julien Bayou.

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