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Pour Mélenchon, le "principal pourvoyeur des voix du FN est à l'Elysée"

Le coprésident du Parti de gauche met en cause François Hollande et le PS dans la division de la gauche. Et pour lui, choisir entre l'UMP et le FN, c'est choisir entre "la peste et le choléra".

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France Télévisions
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Jean-Luc Mélenchon, le coprésident du Parti de gauche, le 10 septembre 2013 à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Jean-Luc Mélenchon a assuré, lundi 7 octobre, que "le principal pourvoyeur des voix du FN [était] à l'Elysée".  "Je suis totalement consterné et très inquiet, bien sûr", a dit le co-président du Parti de gauche, interrogé sur France Inter sur la partielle de Brignoles (Var) qui a vu le FN arriver largement en tête du premier tour, la gauche étant éliminée. "Je vois bien que le Front national a une capacité de mobilisation indemne d'une élection à l'autre, il retrouve ses voix (...) et tout le reste s'effondre. Ceux qui votaient à gauche ne vont pas voter, traînent des pieds."

Pour l'eurodéputé, "la question n'est pas de mobiliser face au Front national", ça "c'est une considération d'ordre politicien". Il s'agit de "mobiliser pour que quelque chose change dans ce pays, parce que la vie est insupportable", a argumenté l'ex-candidat à l'Elysée. Selon lui, "l'impression" est que c'est "du côté du Front national que se trouverait l'énergie, et pas du nôtre". "Nous aussi, le Front de gauche, par notre confusion, notre irrésolution, nous donnons l'impression de ne pas savoir où nous allons."

La cause de cette avancée du FN, selon Jean-Luc Mélenchon ? "La division, sur le fond, de la gauche, le désespoir, la résignation. On élit un président de la République social-démocrate et que fait-il ? Il démantèle les acquis sociaux du pays", a-t-il déclaré, en citant notamment la réforme des retraites. "Les gens vivent le contraire de ce à quoi ils s'attendaient : pourquoi est-ce qu'on câline sans arrêt les patrons ?" "Le Front national prospère sur la résignation et la désorganisation, du fait que le principal pourvoyeur de ses voix est à l'Elysée", a encore accusé Jean-Luc Mélenchon. Convié à choisir entre FN et UMP au second tour, il a répondu : "C'est la peste ou le choléra, c'est tous les mêmes, ils racontent les mêmes choses", ils sont "aussi anti-sociaux les uns que les autres".

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