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Marine Le Pen a réaffirmé son statut "d’ennemie jurée de l’euro"

Absente de sa profession de foi, la sortie de l’euro reste toujours d’actualité pour Marine Le Pen qui, mardi 10 avril, a réaffirmé qu'elle était "l'ennemie jurée de l'euro monnaie unique", en promettant à nouveau un référendum sur le sujet.
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Marine Le Pen, à son QG à Nanterre, le 10 avril 2012. (JOEL SAGET / AFP)

Absente de sa profession de foi, la sortie de l'euro reste toujours d'actualité pour Marine Le Pen qui, mardi 10 avril, a réaffirmé qu'elle était "l'ennemie jurée de l'euro monnaie unique", en promettant à nouveau un référendum sur le sujet.

Que veut faire Marine Le Pen de l'euro ? Si la candidate frontiste avait débuté sa campagne autour de cette thématique, elle l'a depuis plutôt occulté, jusqu'à ne pas faire figurer dans sa profession de foi son intention de sortir de l'euro si elle était élue.

Mais, mardi 10 avril, la candidate du FN à l'Elysée, Marine Le Pen, a néanmoins réaffirmé devant la presse étrangère qu'elle était "l'ennemie jurée de l'euro monnaie unique", en promettant à nouveau un référendum sur le sujet si elle est élue présidente de la République.

Ni la "liberté monétaire" ni la "sortie de l'euro" dans la profession de foi

Il n'y a "pas un seul Français, pas un seul européen qui ne sache que je suis une ennemie jurée de l'euro monnaie unique", at-elle déclaré Mme Le Pen lors d'une conférence devant la presse étrangère, au siège du parti, à Nanterre. "Je l'ai dit sur tous les tons", a-t-elle ajouté, alors qu'elle était interrogée sur l'absence de la sortie de l'euro dans sa profession de foi officielle envoyée aux électeurs.

La présidente du FN a répondu en citant son projet puis en affirmant que sa profession de foi évoquait la "liberté monétaire"; or, selon elle, "il ne peut pas y avoir de liberté monétaire avec l'euro". Cette profession de foi, dont l'AFP a eu copie, promet la "souveraineté nationale" et la "fin" de la "dictature des marchés financiers" mais n'évoque ni la "liberté monétaire" ni la "sortie de l'euro" à proprement parler.

Le referendum, toujours d'actualité

Interrogée pour savoir ce qu'elle ferait si elle était élue à l'Elysée et que les Français refusaient la sortie de l'euro en répondant "non" à son référendum, Marine Le Pen a assuré qu'elle respecterait "la volonté du peuple français".

"Je ferai avec les armes que le peuple français m'aura données pour essayer d'atténuer les problématiques économiques que je sais ne pouvoir être résolues qu'avec le retour à une monnaie nationale. Je mettrai donc en œuvre tout le reste de mon programme ce qui sera déjà bien", a-t-elle ajouté.

Le Pen : "Qu'est-ce qu'on attend? Jusqu'où va-t-on égorger le peuple grec?"

Selon le projet de Marine Le Pen, la sortie de l'euro doit permettre à l'Etat français de recouvrer sa souveraineté monétaire et de pouvoir emprunter à taux zéro auprès de la Banque de France et non plus sur les marchés financiers. Marine Le Pen mise ainsi sur 100 milliards d'euros par an, dont 90 seraient consacrés au remboursement de la dette et de ses intérêts, et 10 à la relance de la croissance.

"Qu'est-ce qu'on attend? Jusqu'où va-t-on égorger le peuple grec?", a demandé la présidente du FN, ajoutant que "l'euro", qu'elle accuse de plomber les économies, "c'est dix ans, rien du tout", une "petite parenthèse qu'il faut vite refermer".

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