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Manuel Valls veut combattre le FN avec les valeurs "de gauche"

Manuel Valls a présenté ses armes pour combattre le Front national ce samedi à l'université d'été du PS à La Rochelle. Le ministre de l'Intérieur a mis en avant les valeurs de "gauche". Il a également profité de son discours pour faire la paix avec sa collègue Garde des sceaux Christiane Taubira.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Quelques sifflets, mais beaucoup d'applaudissements. Les partisans de Manuel Valls étaient visiblement les plus nombreux ce samedi midi à l'université d'été de La Rochelle, pour écouter le discours du ministre de l'Intérieur. Le locataire de la place Beauvau a présenté ses armes pour combattre le Front national au cours d'un atelier intitulé "Faire gagner la démocratie contre l'extrême-droite ". Manuel Valls a revendiqué les valeurs de "gauche " nécessaires selon lui pour mettre à mal les idées d'extrême-droite. "La gauche, c'est la République, la gauche, c'est la nation, la gauche, c'est la laïcité " a t-il lancé devant plusieurs centaines de militants.  

Manuel Valls a vigoureusement défendu son bilan, en rappelant : "L e ministre de l'Intérieur, il est socialiste ". Il a notamment rappelé qu'il avait dissous l'Oeuvre française, un mouvement d'extrême-droite, et supprimé la circulaire de Claude Guéant sur les étudiants étrangers. 

"Christiane Taubira est une amie "

Le ministre de l'Intérieur a profité de son discours pour enterrer la hache de guerre avec la Garde des sceaux. "J'ai le libre choix de mes ennemis, eh bien Christiane Taubira est une amie " a-t-il assuré. Avant d'ajouter : "La Justice et l'Intérieur sont l'autorité, une valeur qui a trop d'importance pour être sacrifiée sur l'autel des ego ".

Manuel Valls affirme également : "Nous voulons la même chose : réformer la loi pénale, mener une politique de sécurité qui soit juste et efficace ". Le ministre de l'Intérieur tente ainsi de mettre fin à la polémique, alors que dans une lettre adressée au président François Hollande, révélée mi-août par Le Monde , il faisait état de vifs désaccords avec le texte porté par Christiane Taubira et s'interrogeait sur la "soutenabilité politique " du projet imposant le développement de peines alternatives.  

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