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Manifestation anti-Hollande : 250 gardes à vue après des heurts en fin de journée

A l'appel du collectif "Jour de colère", 17 000 personnes ont défilé à Paris, selon la police. Les organisateurs revendiquent 160 000 participants.

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Une manifestante demande la démission de François Hollande pendant le "Jour de colère", organisé à Paris le 26 janvier 2014.  (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

Rassemblées à l'appel du collectif "Jour de colère", 17 000 personnes selon la police, ont convergé, dimanche 26 janvier, vers la place des Invalides, à Paris, sous une pluie battante, aux cris de "Hollande démission". Les organisateurs de la manifestation ont revendiqué la présence de 160 000 personnes. Environ 250 personnes ont été interpellées à la fin de la manifestation puis placées en garde à vue.

REGIS NUSBAUM, MARINE LABIDI / FRANCE 3

Le collectif "Jour de colère" est un rassemblement hétéroclite formé d'identitaires, de catholiques traditionalistes, d'opposants au mariage homosexuel, de partisans de l'humoriste controversé Dieudonné, de familles, de travailleurs frontaliers opposés à la réforme de leur assurance maladie, d'artisans et indépendants qui dénoncent la pression fiscale...

Bonnets rouges, Bretons et Hommen 

"Non au mariage homo", "Europe sécession, la France est une Nation", ont crié les manifestants, dont quelques-uns portaient des bonnets rouges. Plusieurs drapeaux tricolores, ou bretons, se trouvaient dans le cortège qui a entonné La Marseillaise en défilant vers la place des Invalides. "La France aux Français""Hollande démission", ont-ils encore scandé. Une vingtaine de membres du mouvement Hommen ont également défilé torse nu. 

En marge de la manifestation, une dizaine de militantes féministes des Femen ont scandé "allez brouter ailleurs", avant d'être appréhendées par les forces de l'ordre. Des journalistes, accusés d'être des "collabos", ont été pris à partie, ont constaté des reporters de l'AFP.

19 policiers blessés

En fin d'après-midi, des centaines de manifestants, masqués pour une partie d'entre eux, ont lancé des projectiles, des bouteilles, des pétards, des barres de fer, des poubelles et des fumigènes contre les forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes, sur l'avenue de Villars, dans le 7e arrondissement de Paris. La place Vauban, vers laquelle ont convergé les manifestants, a été bouclée par les CRS. 

Quelque 250 personnes ont été interpellées, pour la plupart au moment de la dispersion. En début de manifestation, cinq personnes avaient été arrêtées pour "port d'armes prohibées". Dix-neuf policiers ont été blessés, dont l'un "potentiellement gravement". Celui-ci a reçu un pavé sur la mâchoire. 

Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, a condamné "avec la plus grande fermeté les violences contre les forces de l'ordre commises par des individus, des groupes hétéroclites, de l'extrême et de l'ultra droite, dont le but n'est que de créer du désordre en n'hésitant pas à s'en prendre avec violence aux représentants des forces de l'ordre". 

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