Christian Estrosi appelle la droite à passer "un accord avec Emmanuel Macron" pour 2022

Le maire LR de Nice estime que son camp n'a aucune chance de remporter la prochaine élection présidentielle.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, le 26 novembre 2019 à Paris.
Le maire de Nice, Christian Estrosi, le 26 novembre 2019 à Paris. (JEAN MICHEL LE MEUR / DPPI MEDIA / AFP)

Les Républicains pourraient-ils passer un accord avec Emmanuel Macron et le soutenir à l'élection présidentielle de 2022 ? C'est le souhait émis par Christian Estrosi, dans une interiew publiée lundi 31 août dans Le Figaro. "Pour ne pas gâcher tous les talents de la droite, passons un accord avec Emmanuel Macron pour qu'il soit notre candidat commun à la présidentielle et que ceux-ci puissent participer au redressement de notre pays", lance-t-il dans cet entretien.

Le maire LR de Nice et président de l'agglomération Nice-Côte d'Azur ajoute toutefois que "bien évidemment, il y a des conditions et cela doit se faire sur la base d'un projet commun". Pour lui, l'entente est possible entre LREM et LR si Emmanuel Macron reprend les engagements de la droite sur la "sécurité", l'appelant à "agir avec force pour établir l'autorité et l'ordre", et sur la "santé".

"Le seul moyen de ne pas renoncer à nos valeurs"

"Pour moi, cette solution est le seul moyen de ne pas renoncer à nos valeurs et à nos idées", estime Christian Estrosi, soulignant qu'aucun candidat "ne s'impose naturellement" à droite. Pire : selon lui, aucun candidat issu des rangs de Lr n'aurait de réelle "chance de succès""En le disant aujourd’hui, je sais très bien que cela a plus de chances d’échouer que de réussir. L'équation est extrêmement difficile", estime le maire de Nice, qui appelle le chef de l'Etat à "avoir le courage de franchir un pas" en faisant "le choix de s'appuyer sur des compétences de la droite et du centre, face à la gauche".

Cette prise de position d'un des ténors de la droite intervient alors que plusieurs cadres des Républicains prennent leurs marques en vue de 2022 : Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou encore François Baroin, qui doit clarifier ses intentions à l'automne.